Fictions de Noël : les dessous de la bataille entre les chaines, des audiences triomphantes...

Publié le jeudi 15 novembre 2018 à 16:12
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Fictions de Noël : les dessous de la bataille entre les chaines, des audiences triomphantes...
©Capture TF1 

Depuis début novembre, les fictions de Noël ont commencé à envahir les différentes grilles de programmes. Et si, chaque année, les chaines françaises les installent de plus en plus tôt dans le temps, c’est pour satisfaire l’appétence du public. Car les téléspectateurs sont particulièrement friands de l’esprit de Noël apporté dans ces téléfilms américains produits massivement pour la chaine Hallmark.

Dans l’hexagone, la bataille fait rage pour acquérir les droits de diffusions des différents inédits. Auparavant terrain quasi exclusif du groupe M6, TF1 a décidé depuis deux ans d’attaquer frontalement sa concurrente en tentant de la dépouiller et faire main basse sur les inédits. Une bonne affaire avec ces productions, vendues par lot à bas prix, que les chaines peuvent multirediffuser sans difficulté en s’assurant de belles audiences et de confortables revenus publicitaires.

Ainsi, depuis le 5 novembre, la Une dégaine une fiction inédite par jour, soit dix productions sur cette première quinzaine, quand la Six en programme six. Une belle performance pour les deux concurrentes, et un vaste choix pour le public. Pour la première semaine du mois de décembre, TF1 va rester sur la même dynamique, laissant à M6 un simple lot de rediffusions.

TF1 écrase ses concurrents avec guirlandes et boules de la dernière collection

Et depuis le coup d’envoi de ce marathon, la Une met littéralement KO sa concurrente. La première fiction de 13h55 attire en moyenne 1.8 million de téléspectateurs, soit 23% de part de marché. Pour l’heure, la meilleure performance revient au téléfilm avec Joy Lenz, Coup de foudre chez le Père Noël, qui a dépassé les 2.1 millions le lundi 12 novembre (26.4%). À l’inverse, celle avec Jodie Sweetin La fête à la maison, 20 ans après), A la recherche du Père Noël a obtenu le moins de succès avec 1.62 million d’aficionados (21.2%). Mais cela reste à relativiser, le vendredi étant, bien souvent, le jour le moins puissant pour la case. À partir de 15h30, TF1 mise majoritairement sur une rediffusion de l’an dernier. Et la chaine privée parvient à se maintenir à un haut niveau d’audience en attirant plus de 1.5 million de personnes, soit 22% du public jusqu’à 17h10. Le succès le plus notable est celui du mardi 13 novembre avec L’héritage de Noël (24%).

Surtout, ces productions permettent à la chaine de flirter avec les 30% de part d’audience auprès des femmes de moins de 50 ans, soit bien souvent la meilleure performance sur cible de la journée de TF1, prime compris. Un véritable phénomène et un avantage non négligeable, le public ne zappe pas pendant la diffusion… même pendant les coupures publicitaires. Si bien que la Une augmente ses tarifs publicitaires avec un spot de 30 secondes chiffré à 20 000 euros brut (hors remise) en moyenne, et dont le prix va croître de près de 20% au fil des prochaines semaines.

M6 confrontée à un sapin quelque peu dépouillé

En face, M6, qui a lancé cette programmation il y a plusieurs années déjà, ne peut que constater les dégâts occasionnés par sa rivale. Sur la même période d’analyse, ses fictions, qui débutent cinq à dix minutes plus tard que celles de la Une, ont pu compter sur 750 000 amateurs en moyenne, soit 8.8% de part de marché. Elle a frôlé le million le 7 novembre avec Un Noël à croquer (10.6%) et a légèrement affaibli sa concurrente, également en inédit (21.5%). Car la Six semble pouvoir compter sur des sursauts d’audience en dégainant des premières diffusions françaises. Sans ceux-ci, sa moyenne accuse près d’un point de part d’audience en moins. Sur le deuxième téléfilm, l’écart avec TF1 reste le même avec un million de fidèles de différence. M6 parvient à atteindre près de 600 000 téléspectateurs, soit 8% du public. Cependant, la chaine peut s’enorgueillir de sauver la casse au niveau de la cible, atteignant jusqu’à 16% sur certaines fictions auprès des femmes de moins de 50 ans.

Au final, près d’une ménagère sur deux présente devant son petit écran entre 14h00 et 17h00 choisit de regarder un téléfilm de Noël.

Devant ce constat, les chaines de la TNT ont également investi le créneau. Mais face à la déferlante et à la bataille des droits entre le groupe TF1 et M6, elles doivent se contenter d’un bataillon de rediffusions en catalogue remontant parfois à plus de quinze ans. Peu importe, le public est au rendez-vous et immédiatement la magie de Noël influe sur l’audience de la chaine.

La TNT ressort ses anciennes décorations… et séduit le public

Ainsi, avec des « gold » datant de 17 ans, C8 attire massivement le public le dimanche après-midi entre 13h30 et 18h30. Son enchaînement de trois téléfilms dédiés rivalise sans difficulté aucune avec les productions plus récentes présentes en frontal sur W9 (groupe M6) et TMC (groupe TF1). Sur les deux derniers week-ends, près de 600 000 Français se sont délectés de ces téléfilms réalisés entre 2002 et 2008, soit 5.5% de part de marché. Dans le même temps, TMC a pu compter sur une moyenne de 500 000 fidèles avec ses trois fictions, soit 4% du public. W9, qui a suivi la voie depuis le 11 novembre en proposant quatre productions d’affilée, a attiré 460 000 inconditionnels en moyenne, soit 3.5% de part d’audience. Et les trois chaines ont gagné en puissance sur le public cible. Même en frontal, chacune semble donc y trouver son compte.

De son côté, W9 a choisi également de propulser en parallèle ses fictions de Noël le samedi après-midi en frontal avec TFX. Pour les deux chaines, la réussite est totale. Les quatre fictions de TFX ont été suivies par 380 000 téléspectateurs (2.9%), au même moment celles de W9 en fidélisaient près de 100 000 de plus (3.7%), dominant les téléfilms policiers de C8. La chaine du groupe Canal va réagir et dégainera des fictions de Noël également le samedi après-midi, dès le 24 novembre.

Il convient de ne pas oublier également les deux diffusions quotidiennes de TMC entre 10h00 et 13h30 plébiscitées par les femmes de moins de 50 ans avec jusqu’à 6% de part de marché ou encore la programmation de NRJ12, le dimanche en access qui booste fortement l’audience de la case. Indépendante, la chaine, qui, à coup sûr, souhaiterait en programmer bien plus sur son antenne, est assurément confrontée à une véritable pénurie face aux groupes TF1, M6 et Canal.

Aussi, depuis ce 14 novembre, 6ter propulse la fiction en prime time. La rediffusion des 12 cadeaux de Noël a été regardée par 550 000 Français, soit 2.4% du public présent devant son petit écran entre 21h05 et 22h40, dont 3.4% des femmes de moins de 50 ans.

Une cinquantaine de fictions par semaine toutes chaines TNT confondues

D’inédits aux rediffusions, pas moins de 53 téléfilms de Noël ont alimenté le Paysage Audiovisuel Français de la TNT du 10 au 16 novembre. Et cela va aller crescendo à l’approche des fêtes de fin d’année avec l’entrée en jeu, entre autres, de TF1 Séries Films. Nul doute que la bataille de Noël ne fait que commencer…

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