Greg Rikaart, alias Kevin des Feux de l’amour

Vu sous les traits de David, adolescent homosexuel, le temps de quelques épisodes de Dawson, Greg Rikaart est connu des fans des Feux de l’amour pour interpréter, depuis plus de 700 épisodes, Kevin Fisher dans le fameux soap. Son rôle, à l’origine celui d’un pédophile prêt à draguer et coucher avec des filles mineures sur internet, a largement évolué. Retour sur un personnage complexe le temps d’un bref entretien au cours du Festival de Télévision de Monte-Carlo.

Publié le lundi 4 janvier 2010 à 13:03
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Greg Rikaart, alias Kevin des Feux de l’amour
©Festival de Télévision de Monte-Carlo 

Tony Cotte : À en croire votre biographie, vous auriez connu de longues années de galère en tant qu’acteur. Pouvez-vous nous raconter vos débuts ?

Greg Rikaart : Juste après avoir été diplômé à l’université, en 1999, j’ai déménagé à Los Angeles où pendant quatre ans j’ai enchaîné les auditions tout en prenant des cours de comédie. Mon manager me répète souvent qu’une année, j’ai passé pas moins de 175 castings pour n’avoir, en retour, aucun rôle (rires). Mais avec le recul, quatre ans ce n’est pas si long. Je pense que ce laps de temps est essentiel pour apprécier à juste titre le succès, et ne pas le considérer comme acquis.

Vous êtes pourtant au casting du soap le plus populaire des États-Unis, où certains acteurs figurent au générique depuis plus d’une dizaine d’années. En étant enfermé dans les Les Feux de l’amour, ne craigniez-vous pas de ne pas connaître d’autres expériences ?

Je suis épanoui sur les Feux de l’amour, mais j’aime l’idée qu’un jour il me sera possible d’avoir d’autres opportunités dans mon métier. Je n’ai pas spécialement envie de connaître davantage la gloire ou d’avoir plus d’argent. Je gagne plus que je n’ai besoin, et je suis suffisamment connu à mon goût. Cependant, si on me le propose, je ne refuserais pas automatiquement un job. Je suis malgré tout conscient que cela n’arrive pas souvent, surtout en étant, comme moi, un stéréotype d’un acteur de soap (il sourit).

Cette étiquette, au fond, vous effraie-t-elle ?

Si les gens ne veulent pas m’engager, c’est leur perte, pas la mienne (rires). En réalité, je sais qu’il existe plusieurs réalisateurs qui reconnaissent le talent et le travail des acteurs de soap. Nous avons tous, sur le tournage, un rythme très soutenu. Nous sommes parfaitement capables de nous placer sur un plateau et d’apprendre nos textes en un temps record. Je n’ai donc pas d’inquiétudes à ce niveau-là.

Après plus de 700 épisodes, vous incarnez toujours Kevin Fisher. À l’origine, votre personnage surfait sur internet pour draguer et coucher avec des filles mineures. Votre présence aujourd’hui au générique des Feux de l’amour ne délivre-t-elle pas un mauvais message ?

Ma présence n’a aucune connotation négative. Le but de cette intrigue-là était de délivrer un message aux téléspectateurs adultes afin de les sensibiliser aux risques d’internet et de vérifier à ce que leurs enfants ont accès. Je dirais que ça a été plutôt un modèle.

Kevin Fisher est décrit, à l’origine, comme un pédophile. Peut-on réellement considérer qu’une personne dans son cas puisse devenir le héros d’un soap, et parler de « modèle » ?

La responsabilité est au téléspectateur. S’il n’a pas envie de regarder notre feuilleton à cause de ça, il est libre de le faire. Mais mon personnage était réellement, à l’origine, présenté comme un méchant pour devenir plus accessible aujourd’hui. C’est ce qui est bien : nous avons abordé le passé de Kevin pour comprendre ce qu’il est devenu avec, notamment, son père qui a abusé de sa mère. Il a grandi avec l’idée qu’il n’y avait pas de respect possible pour le sexe opposé. La logique à son comportement le rend humain. Il a des défauts, il suscite donc de la compassion, voire de la pitié, plutôt que de la haine. C’est ce qui fait la force d’un grand nombre de personnages à la télévision.

Est-ce pour cette raison que Kevin, à l’origine prévu pour seulement 10 épisodes, est devenu un régulier du feuilleton ?

Les producteurs ont vu que mon personnage n’était pas uniquement un « monstre » aux yeux du public. Les scénaristes ont vite compris qu’il y avait justement du potentiel à aborder les causes après avoir vu les conséquences. C’est l’association entre mon travail d’acteur et la qualité des scénarios. J’en suis d’ailleurs très reconnaissant car j’ai beaucoup de compassion pour Kevin. Il a fait des erreurs, mais il essaye d’être meilleur. Dans sa persévérance, il y a du mérite.

Comment aimeriez-vous que votre personnage évolue à l’avenir ?

Il est difficile de répondre à cette question dans la mesure où je souhaite le meilleur pour Kevin en tant que personne. Mais en tant qu’acteur, il m’est plus agréable et intéressant de jouer des émotions et des histoires différentes. Par exemple, à chaque fois qu’il se met en colère, c’est un défi pour moi à interpréter. C’est aussi ça l’intérêt de ce métier.

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