Hélène Gateau (SOS Animaux, 6ter) : « Il faut sévèrement punir les actes de maltraitance animale »

Hélène Gateau anime à partir du mardi 15 septembre 2020 un nouveau magazine consacré à nos amis les bêtes : SOS Animaux. L’animatrice s’est confiée sur une cause qui lui tient énormément à cœur.

Publié le mardi 15 septembre 2020 à 18:30
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Hélène Gateau (SOS Animaux, 6ter) : « Il faut sévèrement punir les actes de maltraitance animale »
©Cécile Rogue/6ter 

Joshua Daguenet : En quoi le concept de SOS Animaux diffère de celui de SOS Animaux en danger, diffusé à partir de décembre 2017 sur Ushuaïa TV ?

Hélène Gateau : SOS Animaux en danger n’était pas une émission, mais un cycle de plusieurs soirées thématiques sur Ushuaïa TV autour d’animaux sauvages, en danger. Il s’agissait de documentaires unitaires.

Vous arpentez les différentes régions de France, mais aussi la frontière avec la rencontre d’Élisabeth en Belgique. Comment ont été sélectionnés les acteurs suivis dans SOS Animaux ?

Ce sont des vétérinaires ou des gens d’associations de protection animale qui ont tous une personnalité vraiment à part. Ils sont différents les uns, des autres. Je n’ai pas participé au choix de départ des personnages que l’on suit, mais en tout cas, on constate qu’ils ont une spécificité dans leur personnalité. Je pense à Eymeric, un vétérinaire qui travaille en Corse, mais qui n’est pas de cette région. Son naturel s’est imposé comme le « véto » confident de nombreux propriétaires d’animaux ou éleveurs. D’autres ont été davantage choisis sur leur compétence, comme des chirurgiens spécialistes en neurochirurgie, ou bien des spécialistes des NAC (nouveaux animaux de compagnie) qui vont opérer aussi bien des poissons rouges que des mini-geckos, ces petits lézards du Sud.

Quel(s) dénominateur(s) commun(s) avez-vous repérés chez ces différents personnages, au niveau comportemental, mais aussi à travers la méthode de soin ?

Il y a plusieurs qualificatifs. Ces gens font preuve d’un dévouement hors-norme. Ils sont prêts à tout pour sauver une vie animale. Les gens qui travaillent auprès des animaux sont ceux qui font le plus preuve d’humanité. Ils ont les plus beaux sentiments humains, à l’image du célèbre adage : « On reconnaît la grandeur d’une société à la façon dont elle traite ses animaux ». Pour moi, les gens qui ont une fibre à la cause animale ne peuvent-être que fondamentalement bons.

« Les gens qui ont une fibre animale sont fondamentalement bons »

Néanmoins, le sort des animaux fait l’objet de violents conflits au sein de la société avec de nombreuses boucheries vandalisées. Cela témoigne-t-il d’un certain dépit de certains défenseurs de la cause animale constatant que les choses n’avancent pas ou peu ?

Cela peut-être du dépit ou bien de l’extrémisme dans lequel il ne faut pas tomber. Il y a énormément de choses à faire pour bouger les lignes sur le bien-être animal qui doit-être au cœur de notre société aujourd’hui et qui n’est pas suffisamment pris en compte par nos politiques.

Pourquoi la cause animale est-elle aussi peu présente au sein de cette classe politique ?

Dans les sondages, auprès des citoyens, la cause animale est assez haute, mais ce sont les politiques qui ne le prennent pas en considération. Quand on atteint les sphères du pouvoir, la condition animale devient-elle un sous-sujet ? Il y a tellement de batailles à mener qu’ils considèrent cette cause comme secondaire alors que pas du tout. Le bien-être des animaux d’élevage dont nous consommons les produits, c’est aussi notre santé qui en dépend. Ce débat doit revenir au centre des échanges citoyens.

Une sordide affaire de chevaux mutilés sévit depuis plusieurs jours. Quand on retrace le parcours d’un Luka Magnotta, peut-on déduire qu’un individu s’attaquant de façon aussi cruelle à des animaux a de fortes chances d’en faire de même avec l’homme ?

Souvent, cela va dans les deux sens. Les cas de maltraitance animale sont associés à un terreau de maltraitance humaine, de conditions de vie misérables. À l’inverse, quand des gens s’en prennent aux animaux, des êtres vivants vulnérables, alors ils sont capables d’attaquer les enfants, les personnes âgées, les femmes... Ce n’est pas systématique, mais c’est un risque. Il faut donc sévèrement punir les actes de maltraitance animale, car cela peut-être une première étape.

« Ce qui nous rend heureux, nous, ne rend pas forcément notre animal heureux »

Le comportement animalier, notamment celui des chats et des chiens, a-t-il encore des secrets pour vous ?

Oui, bien sûr ! Un des plus grands secrets qu’ils ont aujourd’hui est de savoir ce qu’ils pensent de nous, de notre mode de vie. Ils perçoivent beaucoup de choses, dont nos émotions, mais ont-ils un regard critique ? Je n’en suis pas sûre. La notion du temps est aussi une problématique qui revient beaucoup pour les propriétaires de chiens et de chats. Savent-ils combien de temps on les laisse à la maison parce qu’on n’a pas eu le choix et même si ce n’est pas recommandable ? Un jeune adulte a-t-il conscience d’être un ado et qu’il doit encore apprendre des autres ? On ne pourra jamais faire de l’anthropomorphisme, mais forcément il se passe des choses. On ne saura jamais comment ils perçoivent véritablement la vie. Leur perception du monde est différente de la nôtre.

Quels précieux conseils pouvez-vous donner aux propriétaires d’animaux domestiques ?

Aujourd’hui, quand on adopte un chien ou chat, il faut savoir que c’est un individu d’une autre espèce que la nôtre. Il est important de lui laisser exprimer les besoins qui sont propres à son espèce, et ne pas faire un copier/coller de ce qui nous rend heureux, nous, car cela ne va pas forcément le rendre heureux, lui. Pour un chien, les moments de liberté sont ce qu’il y a de plus important pour lui. J’entends par-là, l’emmener à la forêt, à la campagne, détacher le mousqueton qui relie la laisse au collier, et le laisser vivre durant un moment sa vie de chien. Cela me rend malade de voir des chiens tenus en laisse en permanence à la campagne et qui tirent comme des fous...

Avez-vous été marquée par un voyage, une destination, à la rencontre d’espèces rares ?

J’ai fait plusieurs voyages à vocation animalière. Essentiellement en Afrique. J’ai visité la Tanzanie, l’Afrique du Sud et la Namibie. L’observation de la faune sauvage me fascine. Mais aujourd’hui, je suis de moins à moins à l’aise par rapport à mon bilan carbone. Je souhaite limiter mes déplacements. Je me dis aussi que l’on a beaucoup de choses à observer de la petite faune sauvage à la campagne. Aller se promener à la campagne le week-end quand il n’y a pas les chasseurs qui nous pourrissent la vie, c’est vraiment agréable.

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