Julie Benz, de Dexter à Desperate Housewives

mardi 19 octobre 2010 à 15:19 |
Festival de Télévision de Monte-Carlo

Après Buffy contre les vampires et Angel, Julie Benz a enchaîné les apparitions avant de faire son entrée « dans la cour des grands », comme elle le dit si bien. C’est sous les traits de la fragile Rita que les série-philes ont pu la retrouver au cours des quatre premières saisons de Dexter. Si les téléspectateurs français peuvent la retrouver actuellement dans Desperate Housewives en tant que Robin, strip-teaseuse bisexuelle, et prochainement en super-héroïne au générique de No ordinary family, c’est sur son personnage aux côtés du serial-killer de serial-killer qu’elle s’exprime avec enthousiasme. Un véritable rayon de soleil à l’occasion du Festival de Télévision de Monte Carlo...

Emilie Lopez : Vous incarnez le rôle de Rita, la femme de la vie de Dexter, serial killer et héros de la série éponyme. Quelle a été votre première réaction lorsqu’on vous a proposé ce rôle ?

Julie Benz : Pour être exacte, j’ai auditionné pour ce rôle, on ne me l’a pas proposé. J’ai trouvé que ce script était le meilleur script de pilote que j’ai lu de ma vie. J’ai tout de suite compris que ce serait une réussite et je pense que c’est la seule et unique fois où j’ai ressenti cela.

Qu’est-ce qui fait le succès de Dexter, selon vous ?

Si j’ai tellement aimé ce pilote, c’est parce que je trouvais que c’était très provocateur. Dexter pose des questions, qui poussent les téléspectateurs à s’interroger sur leurs propres codes moraux, leurs valeurs et leurs principes. Parce qu’au final, Dexter est bien un serial-killer, pourtant on ne peut pas s’empêcher de « tomber amoureux » de lui. C’est l’une des choses que j’apprécie énormément à propos de cette série : elle ne dit pas quoi penser ni comment réfléchir.

Dexter passe son temps à essayer de construire quelque chose, faire quelque chose de sa vie, en fondant une famille par exemple. Diriez-vous que c’est un miroir de la société d’aujourd’hui ?

C’est difficile car Dexter est et reste un serial-killer. Mais nous avons tous nos batailles à mener, nous nous battons tous contre quelque chose et nous avons tous des objectifs. Pour ma part, j’ai toujours vu Dexter comme Pinocchio, car c’est un petit garçon de bois qui ne ressent rien mais aimerait ressentir quelque chose. C’est une version moderne de cette histoire.

Jouer Rita a-t-il été une évidence pour vous ?

En réalité, quand j’ai auditionné, je postulais pour les rôles de Rita et de Debra. Et je me suis focalisée sur le rôle de Debra et ai vraiment répété celui-là. J’aimais son langage de « charretier », j’avais envie de dire des gros mots, de parler mal, et que je voulais être une flic. J’avais vraiment l’impression que j’étais Debra ! Mais en définitive, je correspondais parfaitement et naturellement à Rita, sauf que je ne m’en rendais pas compte.

Comment vous êtes-vous finalement retrouvée à jouer Rita ?

Je ne sais pas pourquoi la production m’a adorée dans ce rôle, mais c’était le cas. Pour Debra, j’inventais une démarche, un accent, je faisais tout pour être elle. Quand je me glissais dans la peau Rita, tout ce que j’avais à faire était d’être moi. Et, au final, c’set cela être acteur : ne pas avoir énormément à faire pour faire vivre le personnage.

Quelle vision avez-vous de votre personnage ?

C’est une femme qui a vécu des choses extrêmement violentes, et c’est le personnage qui a le plus souffert. Mais malgré tout, elle croit toujours en l’amour, elle garde son rêve du prince charmant. Elle essaye de remettre sa vie sur pied, et elle tombe amoureuse de cet homme, Dexter, dont elle sent qu’il a des problèmes avec ses émotions. Mais elle fait tout son possible pour que les choses fonctionnent, même si c’est loin d’être évident... C’est quelque chose que j’aime vraiment chez elle.

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