Julie Boulanger : « Laura est tiraillée dans tous les sens dans la saison 2 de Cut »

Après avoir incarné Fleur dans VDM sur NT1, Julie Boulanger rempile pour la saison 2 de Cut sur France Ô. Après des prestations remarquées dans Léa Parker (M6), ou encore la série ou Pigalle, la nuit (Canal+), l’actrice s’est confiée à Toutelatele sur les défis de cette seconde salve d’épisodes et sur ses projets.

Publié le lundi 6 octobre 2014 à 18:20
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Julie Boulanger : « Laura est tiraillée dans tous les sens dans la saison 2 de Cut »
©Philippe Leroux/ FTV 

Benjamin Lopes : Laura Park est de retour pour la saison 2 de Cut. À quoi va être confronté votre personnage ?

Julie Boulanger : Laura n’a pas changé. Elle va devoir affronter le retour de Stéphane de Kervelec, le fils de Charles. Pour elle, c’est un grand chamboulement dans sa vie sentimentale, et familiale, puisqu’il est le père de son fils, Jules. Il refait surface après des années de disparition où tout le monde croyait qu’il était mort. Ça amène forcément plein de situations complexes. Charles est toujours dans les parages et ça complique évidemment la situation. Laura est tiraillée dans tous les sens lors de cette saison 2.

Avez-vous accepté de rempiler sans hésitation pour cette seconde salve d’épisodes de Cut ?

J’avais beaucoup aimé le résultat de la première saison, et la pâte de Stéphane Meunier de Terence Films (cocréateur et coréalisateur, ndlr) avec l’écriture de mon personnage. Le fait d’avoir un rôle principal a aussi joué. J’ai énormément de choses à interpréter, c’est très riche dans les textes et je remercie Eugénie Dard (directeur de collection, ndlr) et Roman Turlure (directeur littéraire, ndlr) pour ça aussi. Ils me donnent plein de scènes à jouer qui sont très dures, et Laura pleure beaucoup. J’ai d’ailleurs souvent un peu le blues à cause de Laura (rires). En tant que comédienne, c’est génial de vivre tout ça. Le rythme est difficile, mais c’est un exercice de style. Ça m’enrichit énormément.

Vous jouez ce rôle pendant cinq mois. Est-ce facile de se détacher du personnage de Laura ?

Pendant la période de tournage, c’est un peu difficile. On est tout le temps tous ensemble donc c’est compliqué de couper du tournage au final. Après, je ne suis pas folle, je reste Julie Boulanger (rires). Je rigole beaucoup plus que Laura.

Vous avez beaucoup de scènes dramatiques. N’est-ce pas compliqué à gérer au quotidien ?

C’est dur effectivement. Tous les jours, j’ai des scènes où je dois pleurer donc forcément ce n’est pas évident. C’est pourquoi je bénis les scènes avec Yaëlle Trules qui joue Nine, ma copine. On arrive à dédramatiser des choses toutes les deux, et on prend les situations au second degré. C’est aussi la magie de ce personnage. Dans des situations très dramatiques, elle arrive à en rire. J’essaie aussi au maximum de le faire et de trouver des nuances dans le malheur au final. C’est très intéressant, mais ça joue forcément sur mon humeur. Je suis assez taciturne et sur le plateau j’ai besoin de me concentrer. J’ai des moments où je suis vraiment dans ma bulle pour véritablement bien faire mon travail.

« Emotionnellement, il y a beaucoup de moi en Laura »

Apportez-vous des aspects personnels au personnage de Laura ?

Vu le rythme de travail, on a très peu de temps de préparation. Nous avons les textes très tard. Du coup, on est obligé de mettre un peu de soi dans son personnage pour que ça soit plus instantané. Je n’ai pas le temps de créer une autre personnalité réellement. Après, je ne réagirai jamais comme Laura. Par compte, émotionnellement, il y a beaucoup de moi.

Certaines parties du script sont écrites à la troisième personne. Pouvez-vous nous expliquer comment vous procédez lors du tournage de ces scènes ?

Ça se présente comme des synopsis de séquences que les auteurs écrivent avec des dialogues à la troisième personne, et au style indirect. Les phrases sont assez claires et les idées sont là. Ça ne suffit cependant pas de passer ce texte à la première personne, car ça a un côté littéraire et romancé qui n’est pas toujours évident à jouer. Il faut donc qu’on s’approprie ces séquences. C’est plus de travail, mais c’est plus de liberté.

N’est-ce pas compliqué parfois de jouer avec des comédiens amateurs, qui n’ont pas forcément les émotions justes ?

C’est très déroutant au début. Il y a une phase de surprise. C’est en fait un subtil mélange pour rassurer son partenaire de jeu. S’il a été choisi à l’origine, c’est qu’il correspond au rôle et qu’il ne doit pas avoir trop de difficulté à aller chercher certaines émotions pour lire son texte. On les aide et les encourage pour qu’ils se sentent à l’aise et s’ouvre. Et de l’autre côté, il faut qu’on tienne la scène pour ne pas se faire tirer vers le bas. C’est un exercice de plus. C’est un tournage hors-norme, tous les codes sont cassés.

« Je suis encore reconnue pour d’autres séries, Cut n’a pas encore pris le dessus »

Vous tournez en huis clos et vous avez peu de contact avec la métropole pendant près de cinq mois. Comment le vivez-vous ?

Ça se passe plutôt bien. On est très bien logé, dans de très bonnes conditions. Les paysages aident beaucoup aussi. Ça vous apaise. On s’énerve un peu contre quelqu’un, on regarde la nature, et ça passe très vite. Personnellement, je n’ai aucun problème. On peut se retrouver seul facilement et j’en ai besoin. Ça ne sera donc pas un point négatif pour une possible participation à la saison 3 en tous les cas.

Avez-vous eu des retours du public à l’issue de la saison 1 ?

Les gens sont adorables. Les retours sont positifs, surtout à La Réunion. On est souvent reconnu avec Sébastien Capgras qui joue mon fils dans la série. On n’a que des commentaires agréables.

Est-ce la même chose en métropole ?

Pas réellement. Je suis encore reconnue pour d’autres séries, Cut n’a pas encore pris le dessus. Ça reste France Ô, dont la diffusion est moins large que TF1 et M6 où il y a une vraie visibilité.

Avez-vous des projets en dehors de Cut ?

Comme on est à la Réunion pendant cinq mois, c’est difficile de passer des castings. J’aimerai bien refaire de la comédie, car c’est vrai que Laura est un peu triste (rires). J’ai vraiment envie de rigoler. J’aimerais bien qu’il y ait une saison 2 de VDM (diffusée sur NT1 en 2013, ndlr). Je voudrais également retourner vers le théâtre avec cette autre façon de faire et de travailler. Je veux aller sur d’autres aventures pour encore m’enrichir.

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