Karine Le Marchand

Deux ans après son arrivée à la tête des Maternelles sur France 5, Karine Le Marchand se lance dans une autre aventure. Intitulé On n’est pas que des parents, son nouveau magazine « se préoccupe du bien-être des couples et de sa vie en dehors des enfants ». Pas de problème de bien-être pour son animatrice qui nous présente cette nouvelle émission avec enthousiasme.

Publié le vendredi 8 septembre 2006 à 00:29
par
Karine Le Marchand
©F5/N.Guyon 

Aude Soufi : Les Maternelles ont fêté leur 1000e au mois de mars. Ne pensez-vous pas avoir épuisé le filon ?

Karine Le Marchand : Non, pas du tout. Dans Les Maternelles, nous abordons des micro-thèmes : on en a tellement que nous sommes vraiment loin d’en avoir fait le tour. Au contraire, à chaque fin d’année, il en reste toujours une vingtaine que l’on n’a pas eu le temps de faire. Et puis, c’est vraiment une émission qui « m’éclate » toujours autant.

Aude Soufi : Pensez-vous être encore là pour fêter la 2000e ?

Karine Le Marchand : Pour l’instant, je suis très heureuse de le faire mais je ne me projette pas si loin dans l’avenir. C’est vrai que les bons scores me font plaisir. C’est formidable d’avoir à la fois une émission plaisante, qui fonctionne et qui a plutôt bonne presse. C’est tellement rare de cumuler le public et la presse !

Aude Soufi : Dans l’émission, vous faites souvent référence à votre fille, Alya et à vos expériences personnelles de femme et de mère. Est-il indispensable de s’impliquer personnellement et de partager son expérience avec le public ?

Karine Le Marchand : Cela n’est pas indispensable puisque Maïtena (Biraben, ex-animatrice des Maternelles, ndlr) ne le faisait pas. Pour moi, cela me paraît logique et respectueux. Je n’ai pas envie d’être une initiée et d’instaurer une distance alors que les gens me livrent toute leur intimité. Je m’implique beaucoup parce que les sujets que je choisis me touchent.

Aude Soufi : Considérez-vous que Les Maternelles soit une émission engagée ?

Karine Le Marchand : C’est d’abord une émission informative. Nous suivons l’actualité et nous sommes réactifs : nous parlons de certains évènements même si cela ne nous concerne pas directement. Mais c’est aussi une émission engagée car nous traitons certains sujets, comme la parité ou la parentalité dans les cités, en sachant pertinemment que cela ne fera pas une bonne audience.

Aude Soufi : Vous êtes allée enregistrer 10 émissions spéciales aux Antilles. La diversité culturelle, c’est un sujet qui vous tient à cœur ?

Karine Le Marchand : C’était mon idée et j’y tenais. Nous avons beaucoup de mails des Antillais et il nous paraissait plus simple d’aller vers eux que de les faire venir à nous. Ils ont une façon d’appréhender la parentalité différente de la notre, tout en étant similaire. Ce n’est pas pour la diversité culturelle que je l’ai fait : c’est d’abord par respect pour tous nos téléspectateurs et aussi parce que j’aime les différences.


Aude Soufi : La nouvelle émission s’intitule On n’est pas que des parents. C’est déjà le titre d’une rubrique de Les Maternelles. Quelle est la différence ?

Karine Le Marchand : Nous voulons parler du couple. On quitte la petite enfance, la maternité. Cela nous ouvre un champ plus large. La nouvelle émission s’adresse aux couples, aussi bien aux jeunes qui n’ont pas d’enfants qu’aux personnes âgées.

Aude Soufi : On n’est pas que des parents est divisée en deux parties. La première s’intitule « Leur histoire nous a touchés » : en quoi consiste-t-elle ?

Karine Le Marchand : Il y a des gens que nous voulons rencontrer, qui ont un parcours intéressant, une expérience que l’on a envie de connaître. Il peut s’agir de peoples ayant une connaissance sur un sujet précis ou d’anonymes ayant marqué l’actualité...

Aude Soufi : La deuxième partie est double : « On est aussi des amants » et « Demain je saute le pas »...

Karine Le Marchand : Le lundi et le vendredi, c’est une séquence sexo, avec des questions des téléspectateurs, où je suis en compagnie d’un spécialiste. Dans « Demain je saute le pas », le mardi et le jeudi, une personne vient sur le plateau pour témoigner. Il y a un petit reportage sur deux personnes qui ont vécu plus ou moins la même expérience mais différemment dans le temps, à savoir quelqu’un qui s’apprête à faire quelque chose de bouleversant pour sa vie et un reportage sur quelqu’un l’ayant déjà fait. Il y a également un psy. « Demain je saute le pas » part de l’idée que dans la vie, il faut parfois prendre une décision, et pour bien la prendre, et il faut savoir ce qui fonde notre choix et quels sont les écueils à éviter.

Aude Soufi : Avec cette partie « Demain je saute le pas », vous faites un peu du C’est mon choix...

Karine Le Marchand : Je n’ai pas pensé à cela. Nous avons un ton vraiment particulier. Nous traitons les sujets de façon vraiment différente. Nous n’avons pas la prétention d’inventer quelque chose mais nous sommes assez authentiques. Lorsque nous sélectionnons nos invités et nos témoins, nous ne sommes pas dans la caricature.

Aude Soufi : Pour la rediffusion de On n’est pas que des parents, vous êtes presque assurée d’une audience stable correspondant aux fidèles des Maternelles. Mais, pour la première diffusion à 23h30, quel public visez-vous ?

Karine Le Marchand : Je suis contente que l’émission soit diffusée le soir : ainsi, les hommes et les gens qui travaillent pourront la regarder. Nous avions beaucoup de demandes allant dans ce sens. Je ne me soucie pas beaucoup de l’audience. Sur la TNT, il n’y a pas de pression. D’une manière générale, à France 5, le contenu a autant d’importance que l’audience. C’est une émission quotidienne : certains jours, on marche moins bien que d’autres, d’autres jours on fait un carton mais on n’a jamais un coup de fil.


Aude Soufi : Vous arrivez à établir une véritable proximité avec les invités en plateau, une sorte de complicité qui les fait se livrer plus facilement devant la caméra. Quel est votre secret ?

Karine Le Marchand : Je travaille beaucoup en amont : je connais leur histoire avant l’émission. Je peux les remettre sur la voie lorsqu’ils oublient certaines choses du fait de la caméra, de l’émotion. C’est pas mal de travail. Je ne suis pas impressionnée par la caméra donc je ne me dis pas que je suis en train de travailler. Mais surtout, je crois que j’aime bien les gens, tout simplement...

Aude Soufi : En 2005, vous avez présenté Sur le Vif, sur France 2, en concurrence frontale avec la Star Academy. Quel souvenir en gardez-vous ?

Karine Le Marchand : Dans cette émission, je n’avais qu’un travail de speakerine. L’avantage, c’est que je n’étais pas incriminée dans l’échec de cette aventure. Mais professionnellement et humainement, cela n’était pas très agréable à faire. Cela m’encourage à ne reprendre que des émissions qui existent déjà. En revanche, c’était un pari audacieux de mettre du documentaire face à la Star Academy.

Aude Soufi : Il y a plusieurs années, vous avez co-animé Les Forges du désert avec Jean-Luc Reichmann. Voudriez-vous revenir à une présentation de jeu ?

Karine Le Marchand : Non. Je l’ai fait une fois et je me suis plantée. Je n’étais pas heureuse.

Aude Soufi : France 2 a fait appel à vous pour présenter la cérémonie des Molières en avril. Pensez-vous renouveler l’expérience ?

Karine Le Marchand : Je le referai avec plaisir. Mais je n’accepterai de faire d’autres cérémonies que si je suis seule. Lorsqu’on m’a proposé de présenter la cérémonie des Molières, je n’ai accepté qu’à cette condition expresse. J’étais extrêmement fière d’être la première femme à présenter seule une cérémonie. À chaque fois qu’il y a un homme et femme dans une cérémonie, la femme un rôle de « potiche ». Il y en a assez d’avoir des femmes qui ne sont bonnes qu’à ouvrir des enveloppes...

Aude Soufi : Parallèlement à vos émissions sur France 5, avez-vous d’autres projets ?

Karine Le Marchand : J’ai développé un projet sur les tabous, un magazine qui plaît beaucoup à France 2 mais ils n’ont pas de case pour moi sur la grille.

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FRANCE 5   KARINE LE MARCHAND  

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