Les Anges de la télé-réalité > Marlène revient sur son expérience

Issue de la première génération de candidats de télé-réalité (celle qui ne transformait pas une simple présence dans un jeu télévisé en business-plan), Marlène a tout gardé de sa candeur. À l’occasion des Anges de la télé-réalité sur NRJ12, la belle tente ainsi sa chance au pays de l’oncle Sam pour concrétiser ses projets dans la chanson. Après le succès de sa reprise d’Un enfant de toi avec Phil Barney, plusieurs semaines en tête des ventes de disques en France, la jeune femme est déterminée à renouer avec le succès, cette fois dans la « house music ». Pour Toutelatele.com, elle fait le point sur sa première expérience il y a bientôt neuf ans et fait part de ses projets.

Publié le mardi 25 janvier 2011 à 19:21
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Les Anges de la télé-réalité > Marlène revient sur son expérience
©NRJ12 

Tony Cotte : On vous a connu dans la deuxième édition de Loft Story. Malgré seulement six jours dans le jeu, que retenez-vous de cette aventure ?

Marlène Duval : Ça a été magnifique. Ce court passage dans le loft a été très riche en rapport humain. Et, à la sortie, j’ai pu faire la rencontre de Phil Barney avec qui j’ai fait ce fabuleux duo qui a bien marché.

Neuf ans après, pouvez-vous nous révéler la raison qui vous a poussée à quitter le jeu aussi tôt ?

Au moment où j’entrais dans le loft, j’avais une maman très malade qui commençait une chimiothérapie. Au bout de cinq jours, j’ai eu beaucoup de mal à supporter l’absence de contact avec la famille. Je n’avais aucune nouvelle. C’est pour cette raison que je suis partie. Mais aujourd’hui, heureusement, tout va bien. Elle est rétablie.

Êtes-vous toujours en contact avec vos anciens colocataires ?

J’avais surtout gardé des contacts téléphoniques avec David et Kamel. Mais on ne s’est pas parlé depuis un moment. Récemment, j’ai pu discuter avec Lesly qui était de passage à Paris. En revanche, je n’ai plus de nouvelles des autres.

Vous avez également été en tête des ventes de disques grâce à la reprise d’Un enfant de toi. Entre les ventes et les nombreux galas en province, peut-on dire que ce single vous a permis d’avoir une certaine sécurité financière ?

J’ai eu beaucoup de chances : j’ai rencontré Phil Barney dont j’étais fan, on a fait un single qui a cartonné et j’ai fait une belle tournée dans toute la France. Je dois avouer que ça m’a apporté une certaine sécurité financière pour l’après. Ça n’a été que du positif.

Phil Barney vous a également écrit un deuxième titre, Qui je suis. Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’album ?

On a sorti un peu tard le deuxième single. C’est vrai qu’à l’époque d’Un enfant de toi, l’industrie de la musique se portait assez bien. Mais le milieu a vite changé et les maisons de disques sont devenues frileuses. Ça a été très difficile de proposer un projet. Je ne suis pas déçue pour autant : j’ai quitté la France pour aller en Espagne où j’ai pu poursuivre une carrière dans la house music. Et je reste toujours en contact avec Phil Barney. Sa femme, Doriane, s’occupe de moi depuis le début.

Dans Qui je suis, titre biographique, vous chantiez « Tu entendras des mots qui chercheront à me salir ». Qu’est-ce que l’on a pu dire de vous ?

Il y a eu beaucoup de choses spéculées dans les médias, par rapport à ma sortie précipitée. J’ai pu lire des rumeurs peu agréables qui me visaient moi ainsi que ma famille, comme celle où j’aurais été escort girl. J’en ai beaucoup pleuré. Je n’étais pas préparée à tout ça à ma sortie de Loft Story. Phil Barney l’a vécu un peu avec moi, puisque nous étions en tournée, et a décidé de m’écrire cette chanson.


Après Loft Story, on a pu vous voir dans les Gladiatrices aux côtés de Diana, une de vos colocataires dans les Anges de la télé-réalité. Pouvez-vous revenir sur cette expérience ?

Ce concept était totalement inédit : les dix plus jolies filles de la télé-réalité s’affrontaient en deux groupes, les blondes contre les brunes. Et les coups portés étaient des vrais ! Un infirmier est même venu. Anne (ancienne tentatrice sur l’Île de la tentation, ndlr) avait même le lobe de l’oreille arraché. J’avais, pour ma part, des bleus de partout. À un moment je me suis retrouvée face à une ancienne « Gafette » qui faisait quatre têtes de plus que moi et dix années de sport de combat derrière elle. Quand elle a vu que j’étais hors sujet, elle m’a quand même ménagée (rires).

Compte tenu du caractère sulfureux et dégradant pour la femme comme ont pu le souligner certaines féministes, avez-vous hésité avant de vous aventurer dans cette expérience ?

J’avoue que j’étais, à l’époque, dans ma musique et ça allait plutôt bien. Je me suis posée beaucoup de questions, surtout qu’en France on a tendance à être rapidement placé dans des cases. Mais j’avais envie de me diversifier et j’ai finalement donné mon accord. Je n’ai pas regretté : j’ai pu y faire une belle rencontre, celle avec Diana. On a fait la promo un peu partout et on a bien rigolé.

Aujourd’hui, les téléspectateurs peuvent vous suivre chaque jour dans les Anges de la télé-réalité. Pourquoi avoir accepté cette proposition de NRJ12 ?

Le projet était fantastique. On m’a proposée de partir à Los Angeles pour rencontrer des professionnels afin de concrétiser mes ambitions dans la musique. Je n’ai pas hésité une seconde. Je suis partie et j’ai vécu dans une villa somptueuse en plein soleil alors que Paris était sous la neige. Sur place, les rencontres faites ont été à la hauteur de ce que l’on nous a promis. Je n’ai que des bons souvenirs. NRJ 12 et la Grosse Équipe ont tenu là un super concept. Si demain ils me proposent une autre émission avec eux, j’y vais les yeux fermés !

Quand vous êtes arrivée sur place, la candidate Astrid vous a rapidement jugée. Quels ont été vos rapports tout au long de l’aventure ?

Au sein du jeu, je trouvais cette fille un peu bizarre. Elle était très en retrait, toujours dans son coin. Mais j’ai découvert en même temps que les téléspectateurs tout ce qu’elle a pu dire sur moi en salle d’interview. Je préfère être dans « le monde des Bisounours », comme elle me décrit, que dans celui de la méchanceté et de la médiocrité. Je comprends mieux pourquoi elle porte la frange : c’est marqué sur son front « hypocrite » (rires).

Avec quel(le) candidat(e) avez-vous préféré passé ces trois semaines aux États-Unis ?

Diana. C’est une fille au cœur d’or. J’ai appris encore plus à la découvrir à Los Angeles. J’ai pu voir quelqu’un avec une grande sensibilité. Depuis notre retour à Paris, on se voit le plus souvent possible. J’aime beaucoup Amélie aussi.

Au sein du jeu, votre objectif est d’être chanteuse. Dans les premiers épisodes, vous avez fait écouter une de vos maquettes à un producteur en rendez-vous avec Cindy Sander. Espériez-vous être produit aux États-Unis ?

Quand le rendez-vous avec Cindy était terminé, j’ai effectivement tenté ma chance. Rencontrer cet homme aux États-Unis était une véritable aubaine, c’est le genre d’occasion qui ne se présente pas deux fois. Mais je ne peux pas dévoiler la suite des intrigues. Ce sera diffusé dans les prochains épisodes des Anges de la télé-réalité...


De ce que l’on a pu entendre à ce jour, votre musique a évolué et est davantage destinée aux clubs. Quelles sont vos influences ?

Je suis complètement fan de Lady Gaga. Elle est stupéfiante, c’est un modèle de réussite dans la musique. Pour ma part, quand j’ai été à Madrid, j’ai fait des rencontres avec des DJ. On a enregistré quelques titres et j’ai même signé là-bas. J’ai fait des tournées dans des grands clubs. Comme je chante en anglais, j’ai également pu faire des concerts en boite de nuit à Rome ou encore à Londres. Et à l’issue des Anges, j’ai travaillé avec un grand DJ de Barcelone. On vient de fignoler le titre, je vais reprendre les bases et sans doute faire des scènes un peu partout.

Le bilan de la télé-réalité est donc positif en ce qui vous concerne. On ne peut, en revanche, pas en dire autant pour tout le monde. Quel regard portez-vous, par exemple, sur le cas Loana ?

Cette fille a tout pour elle et aura sans des opportunités pour aller de l’avant. Mais quand on sort du Loft, que l’on a été aussi surmédiatisée, la suite peut être difficile. On peut se sentir seule et l’entourage est important dans ces cas-là. Si un jour j’étais amenée à la connaître, je ferais tout pour essayer de l’aider. C’est une fille bien, elle a juste ses faiblesses comme tout le monde.

Elle a visiblement souffert de mauvaises fréquentations. Peut-on dire que le milieu de la nuit est dangereux ?

Bien sûr ! Si on ne fait pas la part des choses et qu’on ne se protège pas, ça peut être dangereux. Il suffit de suivre son histoire pour voir comment on peut terminer...

A-t-on déjà essayé vous aussi de vous approcher pour de mauvaises raisons ?

Quand vous êtes une fille un peu mignonne, on vient et on vous propose tout et n’importe quoi. Mais malgré les apparences, j’ai beau vivre au pays des Bisounours, j’ai la tête bien ancrée sur les épaules.

Quel conseils donneriez-vous si une de vos amies souhaite participer à une émission de télé-réalité, type Secret Story ?

Il ne faut pas jouer un personnage et rester soi-même. Je pense que l’expérience est à vivre à fond. J’ai du mal à comprendre ceux qui entrent dans tout ce qui est paparazzade. Si demain tout s’arrête, il ne faut désespérer. Ce n’est pas si grave. La télé-réalité c’est un court moment dans une vie, il faut donc travailler pour le faire perdurer. C’est une vertu en laquelle je crois vraiment. À l’époque de mon Loft, il n’y avait pas tous ces Elfassi et compagnie. Certains montent même des entreprises grâces à leurs histoires vendues à la presse. À l’époque, nous n’avions pas ce recul et on ne connaissait pas tout ce business, mais je ne l’aurais pas fait pour autant. Je n’avais pas besoin de ça pour gagner ma vie. Je pense que pour être heureux, il faut savoir vivre un peu caché...

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