mercredi 31 décembre 2014 à 18:48 par

Les sitcoms familiales les plus cultes de la télé US

Happy Days (1974-1984)

Happy Days (1974-1984)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Créée par Garry Marshall (Pretty Woman), Happy Days avait pour but de remonter le moral des américains en pleine guerre du Viet-Nam. Le scénariste imagine le portrait idéalisée de l’Amérique des années 50 en se focalisant sur la vie d’un gentil étudiant, Richie Cunningham (Ron Howard), de sa famille, et du bad boy Fonzie. Interprété par Henry Winkler, ce dernier deviendra la véritable star du show, raflant au passage deux Golden Globes. Ultra-populaire, cette comédie est devenue culte pour plusieurs raisons : ses personnages, la variété de ses thèmes abordés, son générique, ou encore l’image positive qu’elle renvoyait des Etats-Unis. Elle a aussi inventé bien malgré elle l’expression « Jumping the shark » (« Sauter le requin »), qui constitue le point de non retour d’une série en terme de cohérence. Dans l’épisode « Hollywood », diffusé en 1977, Fonzie effectue un saut en ski nautique au-dessus d’un requin, sous les acclamations du public. Avec le recul, cette scène a marqué une baisse de qualité de la série.

- Happy Days, 11 saisons, 255 épisodes sur ABC et TF1 à partir de 1976.

Arnold et Willy (1978-1986)

Arnold et Willy (1978-1986)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Immense succès des années 80, « Diff’rent Strokes » (en version originale) narre la vie d’un veuf milliardaire, Monsieur Drummond (Conrad Bain), qui recueille les enfants de sa gouvernante mourante, deux jeunes garçons noirs et pauvres. La série raconte avec tendresse et malice le choc des cultures vécu par Arnold (Gary Coleman), 8 ans, et Willy (Todd Bridges), 12 ans, qui se retrouvent alors dans un luxueux appartement à Manhattan. Si le show a fait l’objet de quelques polémiques, il a sans nul doute contribué à l’intégration des Noirs dans une Amérique post-ségrégationniste. Le personnage de Arnold, très aimé, a particulièrement marqué les esprits avec sa réplique culte « Qu’est-ce que tu me racontes là ? ». A la fin de la saison 7, Gary Coleman a quitté la série, qui n’a pas survécu à son départ. Après bien des galères, il est décédé en 2010 à l’âge de 42 ans. Avant cela, Dana Plato (Virginia) s’est suicidée en 1999. Todd Bridges a aussi connu beaucoup de difficultés personnelles. On a alors parlé de malédiction « Arnold et Willy ».

-Arnold et Willy, 8 saisons, 189 épisodes sur NBC et TF1 à partir de 1982.

Ricky ou la belle vie (1982-1987)

Ricky ou la belle vie (1982-1987)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Imaginée par Martin Cohan (futur créateur de Madame est Servie), Howard Leeds et Ben Starr, Silver Spoon (à traduire par « Né avec une cuillère en argent dans la bouche ») raconte les péripéties d’un jeune garçon prénommé Ricky (Rick Schroder), qui débarque dans la vie d’un père, Edward Stratton (Joel Higgins), qu’il n’a jamais connu. Ce dernier est un créateur de jouets milliardaire et allergique aux responsabilités. Il ouvre sa porte à bord d’un petit train. La morale de l’histoire, c’est que même si Ricky a « la belle vie », il se trouve confronté aux mêmes problèmes que n’importe quel enfant de son âge.

-Ricky ou la belle vie, 5 saisons, 116 épisodes sur NBC et TF1 à partir de 1985.

Cosby Show (1984-1992)

Cosby Show (1984-1992)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Autre sitcom cultissime des années 90, « The Cosby Show » a été créée par Bill Cosby himself. L’acteur y interprète Heathcliff Huxtable, patriarche d’une famille afro-américaine de cinq enfants vivant à Brooklyn : Sondra (Sabrina Le Beauf), Denise (Lisa Bonet), Theo (Malcolm-Jamal Warner), Vanessa et Rudy. Il peut compter sur la présence de sa femme, la malicieuse Clair, interprétée par Phylicia Rashad, pour éduquer au mieux ses enfants. Si on a parfois reproché à The Cosby Show de proposer une vision complètement idéalisée de la famille afro-américaine, la série a aussi participé à combattre le racisme aux Etats-Unis. Extrêmement populaire, elle a reçu cinq Emmys et trois Golden Globes. Le Cosby Show est resté dans les mémoires pour ses scripts intelligents, mais aussi son générique inoubliable, signé Bill Cosby et Stu Gardner. L’acteur, âgé aujourd’hui de 77 ans, va faire son grand retour à la télé sur NBC, dans une comédie où il incarnera le patriarche d’une grande famille...

-Cosby Show, 8 saisons, 201 épisodes sur NBC et M6 à partir de 1988.

Madame est servie (1984-1992)

Madame est servie (1984-1992)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Les années 80 ont été riches en sitcoms familiales à succès aux Etats-Unis. Comment oublier Madame est servie (« Who’s the Boss » en anglais) et Tony Danza, qui incarnait l’homme à tout faire de la working-woman Angela Bower ( Judith Light) ? Autour du couple en devenir s’agitaient les enfants de l’un (Samantha interprétée par la toute jeune Alyssa Milano) et de l’autre (Jonathan incarné par Danny Pintauro), sans oublier la mère d’Angela, la dévergondée Mona (Katherine Helmond). En plus de brasser des thèmes bien connus des sitcoms familiales (la vie entre personnes de milieux sociaux différents, les petits tracas d’un quotidien avec enfants), Madame est Servie prend acte du changement de statut de la femme, qui travaille et n’hésite plus à divorcer. La série créée par Martin Cohan et Blake Hunter est aussi restée dans les mémoires pour sa chanson de générique culte, « Brand New Life », signée Larry Carlton et Robert Kraft.

-Madame est service, 8 saisons, 196 épisodes sur ABC et M6 à partir de 1988.

Quoi de neuf docteur ? (1985-1992)

Quoi de neuf docteur ? (1985-1992)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Encore une série totalement rebaptisée en France puisque le titre original de Quoi de neuf docteur ? est « Growing Pains » (« la difficulté de grandir »). Cette comédie imaginée par Neal Marlens met en scène les mésaventures de la famille Seaver, qui habite en banlieue de New-York. La mère, Maggie (Joanna Kerns) est journaliste tandis que le père Jason (Alan Thicke) exerce le métier de psychiatre. Le couple tente d’éduquer ses trois enfants au mieux. La série a révélé Leonardo DiCaprio, qui interprétait un gamin de la rue, Luke Brower, dans la dernière saison. En 2004, un téléfilm de réunion a été tourné avec le casting original, dans lequel la famille fêtait les 30 ans de mariage de Jason et Maggie.

-Quoi de neuf docteur ?, 7 saisons, 166 épisodes sur ABC et Antenne 2 à partir de 1987.

Alf (1986-1990)

Alf (1986-1990)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Drôle d’idée que celle de Alf. Imaginée par Paul Fusco et Tom Patchett, cette sitcom pas comme les autres met en scène une famille de banlieusards américains sans histoires, les Tanner, qui voient débarquer dans leur vie rien de moins qu’un alien, prénommé Gordon Shumway. Surnommé Alf (Alien Life Form), il va bouleverser leur petite vie tranquille, et donner quelques sueurs froides au chat (un met délicieux pour le Melmacien) de la maison ! Kate (Anne Schedeen) et Willie (Max Wright), ainsi que leurs deux enfants Lynn (Andrea Elson ) et Brian (Benji Gregory) vont tout faire pour cacher Alf et lui éviter de devenir un rat de laboratoire. On se souvient du générique dans lequel c’est l’alien qui tient la caméra. Alf s’est conclu par un téléfilm en 1995, sans la famille Tanner. Un long-métrage adapté de la série est en préparation depuis quelques temps.

-Alf, 4 saisons, 102 épisodes sur NBC et sur Antenne 2 à partir de 1988.

Mariés, deux enfants (1987-1997)

Mariés, deux enfants (1987-1997)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Toujours dans les années 80, les téléspectateurs américains ont pu suivre les aventures de la famille Bundy. Al, mari frustré (Ed O’Neill) vend des chaussures, mais ne demande qu’à rester devant la télé ou traîner au club « Nibar’bar » avec ses copains. Sa femme, Peggy (Katey Sagal) est une mère au foyer indigne. Leurs deux enfants, Kelly (Christina Applegate), cliché de la blonde idiote, et Bud (David Faustino), ne procurent pas beaucoup de bonheur à Al. Créée par Ron Leavitt et Michael G. Moye, la série a été lancée en opposition au succès du Cosby Show, avec l’envie de dépeindre la vraie vie d’une famille américaine moyenne, en accentuant sa part la moins glorieuse. Bénéficiant d’une belle longévité, « Married... with children » a marqué le petit écran US. Comme Seinfeld, elle était tournée sans rires pré-enregistrés, avec un vrai public. De nombreuses séries de l’époque, telles que Les Simpson, La Vie à Cinq ou Friends, y ont fait référence.

-Mariés, deux enfants, 11 saisons, 262 épisodes sur la Fox et M6 à partir de 1989.

La fête à la maison (1987-1995)

La fête à la maison (1987-1995)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Créée par Jeff Franklin, « Full House » (titre original) raconte la vie mouvementée de Danny Tanner (Bob Saget), qui élève seul à San Francisco ses trois filles, après la mort accidentelle de sa femme. Pour l’aider dans sa tâche, son meilleur ami Joey Gladstone (Dave Coulier) et son beau-frère Jesse Katsopolis (John Stamos) viennent s’installer chez lui. Il rencontrera plus tard une femme, Rebecca (Lori Loughlin), avec qui il aura des jumeaux. La série a marqué les débuts sur le petit écran des célèbres sœurs Mary-Kate et Ashley Olsen, qui interprétaient à deux le rôle de la cadette des Tanner, Michelle. Le départ de deux des acteurs principaux, John Stamos et Candace Cameron, a précipité la fin de La Fête à la maison, en 1995.

-La fête à la maison, 8 saisons, 192 épisodes sur ABC et Antenne 2 à partir de 1989.

Le Prince de Bel-Air (1990)

Le Prince de Bel-Air (1990)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Changement de décennie et de style avec Le Prince de Bel-Air, qui recycle une recette déjà bien connue des sitcoms US : le choc de la rencontre entre des milieux sociaux différents. Will Smith incarne un adolescent de 17 ans des quartiers pauvres de Philadelphie, fan de rap et de basket, qui part vivre chez son oncle (James L. Avery, Sr. ) et sa tante (Karyn Parsons) dans le riche quartier de Bel-Air. Les Banks auront bien du mal à faire de Will un homme responsable et mature ! Taillée sur-mesure pour Will Smith par Andy et Susan Borowitz, « The Fresh Prince of Bel-Air » a failli être annulée en 1993, mais face à l’insistance des fans, NBC accordera trois saisons de plus à la série. Son générique, dans lequel Will Smith raconte son histoire en rappant, est resté culte. En 1995, l’acteur perce au cinéma dans Bad Boys, puis Independance Day l’année suivante.

-Le Prince de Bel-Air, 6 saisons, 148 épisodes sur NBC et France 2 à partir de 1992.

Notre Belle Famille (1991-1998)

Notre Belle Famille (1991-1998)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Encore une sitcom culte, qui met en scène une famille recomposée. Frank Lambert (Patrick Duffy) et Carol Foster (Suzanne Somers) se marient sur un coup de tête, et vont devoir gérer la cohabitation avec leurs six enfants. Un personnage en particulier a marqué les esprits dans « Step by Step » (« pas à pas », le titre original) : Cody Lambert (Sasha Mitchell), le neveu de Franck, très bête en apparence, qui vit dans son jardin et aime s’occuper des enfants. Pour le reste, on retrouve une galerie de personnages bien connus des comédies US : des filles superficielles et fashion addict, l’ado américain moyen, ou encore l’intello sympathique.

-Notre Belle Famille, 7 saisons, 160 épisodes sur ABC puis CBS, et sur M6 à partir de 1999.

Malcolm (2000-2006)

Malcolm (2000-2006)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Le genre de la sitcom familiale américaine s’essouffle dans les années 2000, même si quelques séries cultes pointent encore le bout de leur nez pour le représenter. C’est le cas de la déjantée « Malcolm in the middle », raccourcie en « Malcolm » chez nous. Créée par Linwood Boomer, cette chronique d’une famille dysfonctionnelle vue par les yeux du petit génie de la tribu a marqué les esprits, grâce à l’interprétation des parents (Bryan Cranston déjà génial avant Breaking Bad, et l’excellente Jane Kaczmarek dans le rôle de la mère hystérique), au ton corrosif du show, ou encore à sa réalisation inspirée. Malcolm a reçu sept Emmy Awards, mais dans des catégories souvent secondaires. La série est en passe d’être réhabilitée par la critique avec sa sortie en DVD en France.

-Malcolm, 7 saisons, 151 épisodes sur la FOX, et sur M6 à partir de 2001 (actuellement sur W9)

Ma famille d’abord (2001-2005)

Ma famille d’abord (2001-2005)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Imaginée par Don Reo et Damon Wayans, cette sitcom familiale reprend la recette gagnante de ses aînées des années 80. Elle met en scène Michael Kyle, un mari aimant et comblé qui vit dans le Connecticut avec sa femme, Janet, et leurs trois enfants, Claire, Michael et Kady. Le père a fort à faire entre un fils naïf et fan de rap, une fille qui le prend par les sentiments, et la cadette très perspicace qui aime embêter les deux autres. Noah Gray-Cabey (Heroes) rejoint le casting en saison 3 dans le rôle du jeune prodige Franklin. Baptisée « My Wife & Kids » aux Etats-Unis, le show est annulé au bout de cinq saisons faute d’audience. Il n’aura pas de véritable conclusion.

-Ma famille d’abord, 5 saisons, 123 épisodes sur ABC et sur M6 à partir de 2003.

Modern Family (2009-en production)

Modern Family (2009-en production)
©FOX / ABC / NBC / D.R. 

Dernière sitcom familiale marquante, Modern Family porte bien son nom. La série met en scène sous la forme du mockumentary (les personnages parlent face caméra comme dans un documentaire) une tribu recomposée : le père, Jay Pritchett (Ed O’Neill) s’est remarié avec une belle colombienne (Sofia Vergara) et vit avec son jeune fils. La fille Claire (Julie Bowen) a du mal à gérer sa vie de famille entre un mari, Phil (Ty Burrell), aussi touchant qu’embarrassant avec ses enfants, et une progéniture remuante. Le fis de Jay, Mitchell (Jesse Tyler Ferguson), vit avec son compagnon, l’exubérant Cameron (Eric Stonestreet), et vient d’adopter une petite fille vietnamienne. Drôle, très bien écrite et interprétée, moderne dans son propos, Modern Family a séduit public et critique. Elle a déjà remporté 12 Emmys, et un Golden Globe. La série a plus de mal à prendre en France, où ses scores d’audience sont décevants.

-Modern Family, 5 saisons (en cours), 120 épisodes sur ABC et sur M6 et W9 depuis 2012.




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