Mia Frye lève le voile sur son retour à la télévision

vendredi 9 décembre 2011 à 12:27 |
AB

Après avoir repris son rôle de juré pour la quatrième saison de Popstars en 2007, Mia Frye s’était faite rare à la télévision. Aujourd’hui, la chorégraphe américaine fait son grand retour dans Live to Dance sur AB1 et Encore une chance sur NRJ12. A cette occasion, elle revient pour Toutelatele.com sur ses choix de carrière et sa vie tumultueuse.

Robin Girard : Quel est le concept de votre nouvelle émission, Live To Dance ?

Mia Frye : C’est un show américain avec des candidats de tout âge qui peuvent aussi bien être des amateurs que des initiés. Il y a des passages très émouvants comme lorsque certains reprennent la danse après avoir arrêté depuis des années ou quand des enfants viennent réaliser leur rêve. Et le gagnant remporte un chèque de 500 000 dollars. C’est un programme que j’aime, car on vit le grand moment de chaque candidat et ils sont à fond. Et Paula Abdul a de l’empathie, elle est fragile, sensible, et se met à la place des candidats.

Au sein du jury de Live to dance, on retrouve Kimberly Wyatt, ancienne Pussycat Doll. Même si le groupe a été critiqué pour les accoutrements choisis, son professionnalisme a souvent été souligné. Il en est de même également en Angleterre avec les Girls Aloud. En France, qu’est-ce que n’avaient pas les L5, groupe découvert par Popstars ?

On n’est pas dans la même cour ! Les Pussycat Doll sont des danseuses professionnelles, seules deux chantent réellement. Et puis, on ne peut pas comparer le travail des Américains et celui des Français sinon on est finis (rires) ! Là-bas, les enfants naissent avec de la musique dans les oreilles et regardent tout le temps des comédies musicales. La musique, la danse, l’art de la scène font partie de notre art à nous [les Américains], comme le vin fait partie de celui des Français. Les L5, ce sont des petites qui aimaient bien chantonner comme ça, mais, pour elles, c’était surtout un rêve. Après les L5 ont vraiment fait le travail, c’était intense !

Gardez-vous contact avec les filles ?

Je prends toujours des nouvelles de mes enfants ! Je suis reliée avec elles à vie. Quand je les croise, c’est toujours un plaisir, j’ai d’ailleurs de temps en temps des textos qui me disent où elles en sont. Il y en a qui ont des bébés, qui sont mariées. Et puis certaines essayent toujours de percer de la musique...

Vous avez la réputation de quelqu’un d’un peu « différent », très stricte avec ses élèves. Comment expliquez-vous cela ?

Mon père, Jean-Paul Goude, est un génie. Quand on voit son exposition au Musée des arts décoratifs, on voit d’où je viens. Je ne peux pas être quelqu’un de lisse ou de banal, car je n’ai pas été élevée dans ce sens-là. Je vivais avec des gens comme Grace Jones autour de moi, ou Andy Warhol. Des gens qui par leur travail ont réalisé des choses exceptionnelles que plus personne derrière ne peut égaler. Quand on est élevé avec des personnes comme ça, on vous conforte à ne jamais essayer de plaire et d’être comme les autres, mais d’avoir une vision et de la suivre.

Que répondez-vous à ceux qui vous « accusent » de faire le show devant la caméra ?

Quand je dis à la personne en face de moi « Mon chéri, t’es pas en place, il faut que tu bosses, donne-moi plus » je ne pense pas à la caméra ou à ce que les gens vont penser de moi, je m’en fou. Ceux qui disent « elle parle en franglais, c’est Jean-Claude Vandamme », je dis non. Je suis américaine, je ne suis pas Afida Turner ! J’ai le respect de la langue française et je suis tellement perfectionniste que je parle mieux que beaucoup de Français qui sont à la télévision !


Vous a-t-on déjà comparé à Afida Turner ?

Non, mais quand je l’ai vue dans Carré Viiip je me suis dit « mon dieu, encore une fois on va dénigrer les gens qui parlent franglais ! ». Toutes les personnes étrangères qui vivent en Amérique parlent comme ça. On a travaillé au Canada pour notre programme Encore une Chance (prochainement sur NRJ12, ndlr) et j’étais au paradis. Car les Canadiens à Montréal parlent comme moi, c’est naturel ! Quand je suis dans une grande émotion, ma langue maternelle prend le dessus. Après Popstars, j’ai décidé de ne plus y faire attention. L’amour, le courrier que j’ai reçu, c’était tellement fort et positif que je me suis dit « Mia, bouge pas, reste comme tu es ».

Dans l’ombre, vous avez travaillé pour la maison de disque américaine Sony, pour le réalisateur Brian de Palma et plus récemment on a fait appel à votre expertise pour le biopic sur Claude François. À la lumière, on vous voit actrice dans Sous le soleil et en photos dans les soirées « people » en dernière page de Public ou Ici Paris. Comment expliquez-vous cette ambivalence ?

Je ne fais pas partie des gens qui médiatisent à l’avance tout ce qu’ils font. Je n’ai ni d’attaché de presse, ni d’agent. Tout le monde m’a dit « Oh mon dieu, mais pourquoi tu n’as pas dit que tu étais l’égérie des galeries Lafayette ? » avec une affiche sublissime faite par mon père Jean-Paul Goude. En fait, je ne vois pas la nécessité de le faire, le travail parle de lui-même. Le principal c’est que les gens du métier savent que quand ils veulent que quelque chose soit fait, comme pour le biopic de Claude François, ils peuvent faire appel à moi.

Et en ce qui concerne les soirées people ?

Personnellement, je ne vais pas dans ces soirées pour être vue. J’y vais, car il y a des copines à moi qui font ça depuis des années. C’est un business que de gérer des soirées événementielles, il faut des têtes, certains visages. Je représente une certaine jeunesse, une certaine énergie donc la maison qui offre un cadeau a envie d’avoir Mia Frye. Et ils ont bien raison ! Aux États-Unis, c’est monnaie courante. Paris Hilton, quand elle sort avec tous ses sacs de shopping, elle n’a rien acheté ! Le pire c’est que ces gens sont milliardaires et on leur offre tout. Des fois moi-même je ris. C’est les premiers à venir, et ils ne restent même pas dix minutes ! Ils viennent et font des hold-up ! Alors que moi souvent je reste et j’ouvre même le bal (rires)

... quitte à être tournée au ridicule dans Le Petit Journal ?

Ce n’est pas de ma faute si les équipes du Petit Journal y sont toujours. Ils font comme ils veulent et cherchent simplement à s’amuser. Mais je peux balancer qui va dans les soirées portables, il y a du lourd ! Je vous parle de gens qui sont millionnaires et qui font dix films par an, et toutes les couvertures de magazines ! Donc c’est un peu facile. Au Petit journal, évidemment, on ne montre pas les copains, ceux que Canal + veut avoir sur leur plateau. Ils choisissent avant, c’est très calculé pour ne pas irriter les agents.


Peut-on malgré tout être prise au sérieux en étant aperçue aux côtés de Loana ou Massimo Gargia dans une soirée portable ?

Massimo Gargia, c’est quelqu’un qui est devenu mon ami dans La Ferme Célébrités. Il avait une vie exceptionnelle avant même de participer à cette émission. Il ne faut pas tout mélanger ! C’est du lourd le mec, en deux secondes il m’a mise en ligne avec le PDG de Virgin, Richard Branson. Quant à Loana, elle est partout (rires). C’est la première star de télé-réalité, celle qui, encore à l’heure actuelle, est aimée. Les gens la suivent, veulent encore savoir ce qu’elle devient, c’est Cosette. Elle a fait rêver et pleurer des millions de gens. C’est quelqu’un qu’on aime, elle n’a pas besoin de faire quoi que soit. Il y a des gens comme ça. Johnny Halliday, par exemple, c’est quelqu’un que les Français aiment, peu importe ce qu’il peut faire. Comme Charles Aznavour.

Vous avez signé les chorégraphies du film Podium, consacré à Claude François. Son style vous passionne-t-il ?

Le feu qu’il avait et son côté très avant-gardiste me plaisent. C’est quelqu’un qui a su ne pas suivre la mode, mais l’anticiper en apportant quelque chose de nouveau. Il était très inspiré par la méthode américaine, où on fait le show, où on est dans le sacrifice artistique, jusqu’au bout de ses forces pour électriser la foule. J’admire cette énergie, cette passion et ce côté visionnaire. J’ai été élevé par des gens un peu comme ça. C’est quelqu’un qui avait une espèce d’humour cynique et une vivacité d’esprit très forte. Claude François remettait les gens en place de manière violente, mais très drôle. Il savait aussi les gâter. Il demandait beaucoup, mais savait redonner de manière pudique. C’était un grand seigneur. Et les gens comme ça, j’adore.

Vous partez au Canada achever le tournage d’Encore une chance : les plus belles voix de la télé-réalité. Le rôle de juré vous a-t-il manqué ?

Pas seulement. J’ai tout donné pour ce programme : je suis jury, coach de danse, professeur d’expression scénique et même directrice artistique. J’ai été vraiment libre de pouvoir m’exprimer pleinement, de A à Z, un peu comme pour les L5 où j’avais carte blanche. Chez NRJ, ils m’ont dit « On sait que tu sais faire, tu es celle du jury qui a ce don-là, on te fait confiance, tu as la direction artistique de tout, de l’album ». Que du bonheur !

Que pouvez-vous nous dire sur ce programme à venir prochainement sur NJR12 ?

C’est un docu-réalité, comme Popstars, avec une voix off. Et on ne suit pas leur vie 24 heures sur 24 comme dans une télé-réalité. On veut donner une seconde chance à des gens vraiment talentueux. On les voit reprendre des forces au cours de l’émission, car beaucoup ont souffert de leur aventure précédente. Notamment avec la danse, beaucoup ont été traumatisés et j’essaye de leur faire une sorte de « rééducation » pour qu’ils reprennent le pouvoir.

Qu’en est-il de l’animation télé : cette expérience sur AB1 vous a-t-elle motivé à poursuivre dans cette branche ?

Pourquoi pas ! C’est très amusant. On nous écrit des phrases, mais on peut les réécrire, se les apprivoiser. Il y a un rythme à avoir, car ça va vite, et on enregistre le tout en quelques heures seulement. J’aime bien cette dynamique-là. Et puis la présentation, c’est très drôle ! Animer une émission en direct, ça doit être vraiment intense. Il y a un vrai bonheur, car c’est l’énergie de l’instant. Je comprends mieux pourquoi toutes les Miss France veulent devenir animatrices (rires) !


Avec votre planning surchargé, regardez-vous encore la télévision ?

Malheureusement, seulement le soir et souvent des rediffusions. Je regarde le câble, car il y a encore de bonnes choses à cette heure-là. Et puis, je suis très séries américaines. En ce moment, j’adore The Event, mais aussi Desperate Housewives, Dexter, NYPD Blue.

Que pensez-vous des programmes de NRJ12 ?

Sur cette chaine, j’ai un peu vu la seconde saison des Anges de la télé-réalité, j’ai trouvé ça très rigolo. Les gamins qui sortent de télé-réalité ont des rêves, mais ils ne savent pas où aller. Il leur faut des contacts, donc c’est plus simple pour eux quand les rendez-vous sont fixés à l’avance ! Car pour ceux qui n’ont pas gagné, le retour à la réalité peut être dur, surtout dans le pays où ils ont gagné. Donc partir aux États-Unis, ça leur permet d’être anonymes là bas et aussi de les faire voyager.

On parle du retour de la Star Academy. Vous imaginez-vous à la place de Kamel Ouali ?

Non, si je le fais je serais à ma place. On nous a proposé d’être professeurs avec Richard Cross et nous y réfléchissons. Star Academy, c’est intense. J’aime beaucoup faire des cours de danse, pouvoir être libre pour faire du cinéma, du spectacle vivant, et là, Star Academy, il faut être là à 100%.

Vous aimeriez donc faire à nouveau équipe avec Richard Cross ?

Oui je l’adore. Nous formons un binôme qui fonctionne du tonnerre. Il me comprend. On a été sur toutes les émissions ensemble, il connaît mon énergie. Nous sommes artistes et donc nous travaillons avec cette empathie et cet amour de la scène. Nous ne sommes pas que des professeurs ou des jurés.

Vous semblez enthousiaste à l’idée d’un retour de la Star Academy...

Oui, car je trouve que c’est un beau programme. Il y avait de vraies musiques en live et beaucoup d’artistes internationaux. C’était une très belle vitrine pour les jeunes participants, qui avaient l’opportunité de chanter avec des artistes dont ils étaient fans. C’est quand même beau de permettre à des gens de vivre ça...

REAL TV    DIVERTISSEMENT    AB1    ENCORE UNE CHANCE   



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