Profilage (TF1) : Simon Astier « face caméra », un des « meilleurs souvenirs d’écriture » de la saison

Publié le jeudi 16 juillet 2015 à 20:55
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Profilage (TF1) : Simon Astier « face caméra », un des « meilleurs souvenirs d’écriture » de la saison
©TF1 

Ce jeudi 16 juillet, TF1 rediffuse l’épisode 3 de la saison 5 de Profilage , intitulé « Face caméra » . L’équipe du commandant Rocher faisait l’objet d’un reportage et était suivie par une cameraman et un réalisateur, joué par Simon Astier. Ce dispositif narratif un peu spécial a notamment été utilisé dans Urgences lors de son épisode en direct ou encore dans Castle. Ce type de narration est générateur de comédie, car les personnages s’épanchent et sont mis face à leurs contradictions ou mis en situations gênantes.

La police découvre le corps d’une jeune femme assassinée. Et Chloé trouve 100 000 euros dans la climatisation de l’appartement. L’enquête de voisinage guide Chloé, Fred et Rocher dans un appartement du dessous. Le locataire suspect n’est autre que Joseph (Antoine Cholet), personnage atteint du syndrome d’Asperger, qui avait sauvé la vie à Chloé quand elle s’était fait interner.

La victime, Jessica, était une arnaqueuse, passée par la case prison, et une amie de longue date de Joseph, qui allait et venait dans sa vie. Joseph, lui, assiste un professeur (joué par François Rollin) dans ses recherches en géométrie différentielle. Chloé se rend compte que Jessica utilisait les talents de Joseph pour compter les cartes dans les casinos. Séquence infiltration : c’est Ocean’s 11 ou plutôt « Rocher’s 5 ». Simon Astier arrive en retard et lance à un Rocher agacé : « J’étais en scoot alors c’est plus long. » L’enquête révèle plus tard que la victime cherchait à récupérer son enfant (accouchement sous X) et à reconstruire sa vie avec Joseph, qui est le père de son fils. Car Jessica était à Joseph ce que Jenny était à Forrest Gump. Et c’est « Professeur Rollin » qui l’a tué parce qu’il avait trop à perdre sans le génie de Joseph.

De son côté, Adèle parle à Chloé d’un « suspect » genre « mâle à l’ancienne, pleins de principes ». On comprend qu’il s’agit de Rocher. Chloé lui conseille d’utiliser ses propres faiblesses pour le détourner des siennes et lui faire baisser la garde. Ce qu’Adèle met en application un peu plus tard. « Je ne suis pas la fille la plus populaire du lycée, au cas où vous n’auriez pas remarqué », dit-elle à Rocher alors qu’elle explique qu’elle n’a plus de logement. À la fin de l’épisode, Rocher finit par lui dire : « J’ai une chambre d’ami et un fils qui va adorer votre chien. »

En parallèle de l’enquête, Fred livre à Rocher quelques informations sur le mystérieux Rose (Éric Berger), découvert dans l’épisode précédent. On apprend qu’il a tué sept femmes, qu’il paralysait ses victimes avec un anesthésiant et les regardait agoniser. Mais qu’il affirme être en quête de rédemption. Le lien entre Rocher et Rose se dessine un peu plus. La sœur du Commandant est, sous dialyse, en attente d’une greffe qui ne vient pas. Rocher va voir Rose en prison. Le sociopathe lui donne ses analyses médicales. Rocher lui donne un livre (qui contient une fiole). « Bientôt votre sœur aura un rein tout neuf grâce à moi. Je ne peux pas changer le passé, Commandant, mais je peux changer le futur » , s’exclame Rose.

Les créatrices de Profilage commentent ce 3e épisode de la saison 5 et dévoilent leurs sources d’inspiration


Toutelatele est parti à la rencontre de Fanny Robert et Sophie Lebarbier, les deux créatrices de Profilage, afin de dévoiler les dessous de ce 3e épisode de la 5e saison.

Claire Varin : Le dispositif narratif de l’épisode est source de comédie et il se conclut dans une parodie de bêtisier...

Fanny Robert : « Face caméra » est un clin d’oeil à The Office.

La balance entre humour et polar est-elle compliquée à mettre en place ?

Sophie Lebarbier : Ça a été compliqué à faire comprendre aux réalisateurs. Parce que traditionnellement dans le polar, les réalisateurs ont l’habitude de travailler sur des montées en tension. Et ils voyaient débouler une grosse scène de comédie au milieu et ils disaient : « Mais tu vas me casser ma tension ». On a passé beaucoup de temps à leur expliquer que l’on n’allait pas leur casser, mais qu’on allait construire cette tension. Maintenant, on n’a plus ce genre de discussion. C’est acquis. Après, on varie avec des épisodes comme « Face caméra », qui dans son dispositif même est beaucoup plus comédie qu’un épisode comme « Tempête, partie 2. » [Episode 6 de la saison 5, ndlr.]

Vous avez confié la réalisation de « Face caméra », qui est aussi une mise en abyme, à Simon Astier. C’est un réalisateur qui connaît et respecte les séries...

Fanny Robert : À partir du moment où l’on a eu l’idée de cet épisode et de comment on le voulait, on s’est dit qu’il nous fallait un réalisateur qui a la même culture série que nous et qui comprend ce que l’on essaie de faire avec ce dispositif narratif. C’est notre directeur de production, José de Hita, qui nous a parlé de Simon Astier. Quand on a su que ce serait lui, on a créé un personnage pour Simon. On s’est vraiment beaucoup amusé à écrire cet épisode. C’est un des meilleurs souvenirs d’écriture cette saison.

«  « Face caméra » est un clin d’oeil à The Office »

Quelle est votre culture série ?

Sophie Lebarbier : On n’a pas exactement la même culture parce que je suis plus âgée que Fanny. Ce que l’on a en commun au-dessus de tout le reste, c’est Six Feet Under et Friends. Ce sont les deux séries qui nous ont formées. Après, j’ai une culture beaucoup plus polar et procédurale que ce soit en littérature ou en série.

Fanny Robert : J’adore la sitcom et je suis une grande fan de Buffy contre les vampires et de Joss Whedon, en général. Buffy est une source d’inspiration. Elle hante la série de façon prégnante. X-Files aussi pour les séries « anciennes ». Et effectivement, toute la comédie vient beaucoup de séries plus modernes, du type Community. Je n’aime rien tant que quand les personnages commentent le fait qu’ils soient dans une fiction. J’ai un amour égal pour Joss Whedon et Balzac. Chez Balzac, le retour du personnage m’a toujours fascinée. C’est quelque chose qui m’a hanté jusqu’à écrire une série.

Le retour de Joseph, personnage apparu une première fois dans « Captive » (3.10), est-il une forme de récompense pour les fidèles téléspectateurs ?

Sophie Lebarbier : Il y a le public fidèle, qui sera content de retrouver ce personnage, qui est une des plus belles rencontres de comédiens que l’on ait faites sur des rôles de guests. Et puis, pour les gens qui ne le connaissent pas, il y a le bonheur de voir un comédien magistral dans un rôle difficile.

Dans cet épisode, Adèle tente un rapprochement avec Rocher. Mais son intégration est plutôt difficile...

Sophie Lebarbier : C’est vraiment un chien battu, qui doit apprendre à faire confiance. Les chiens battus sont agressifs parce qu’ils ont peur. C’est tout un processus qu’Adèle va devoir traverser. Et pour ça, on peut s’appuyer sur une comédienne qui est juste extraordinaire, Juliette Roudet.

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