Sonia Rolland et Téva s’intéressent à l’homosexualité à travers le Refuge

dimanche 15 mars 2015 à 16:19 |
P.Olivier/Teva

Chaque année, Téva produit une vingtaine de documentaires. Le 28 mars à 22h25, la chaîne diffusera Homosexualité : du rejet au Refuge, incarné par Sonia Rolland. «  Elle a commencé sur le groupe M6 avec Léa Parker. On aime bien sa sensibilité, on aime bien son regard sur les gens, témoigne-t-on en interne. C’était une re-rencontre avec elle. »

Pour le diffuseur, dont les programmes sont majoritairement centrés autour des liens familiaux, il s’agit ici de comprendre comment la différence peut amener à rompre ce lien qu’on croit indestructible. Après avoir réalisé des clips de promotion pour l’association Le Refuge, Pascal Petit a ainsi contacté l’égérie Mixa, une des personnalités qui soutient la structure. « Dans les 5 minutes, elle m’a rappelé pour me donner son aval », se souvient-il.

À l’écran, plusieurs jeunes, des délégations de Marseille, Montpellier ou encore Avignon, reviennent sur leur parcours pour le moins difficile. Des personnalités, les fameux « Amis du Refuge », eux non plus n’hésitent pas à témoigner, à l’instar de Françoise Laborde, Marc-Olivier Fogiel et même Christiane Taubira. La Garde des Sceaux avait promis qu’elle apparaîtrait à l’écran et a tenu parole malgré l’emploi du temps surchargé inhérent à sa fonction. « Cette femme est tellement convaincue ; elle n’a pas eu besoin d’écrire son discours ou d’avoir un prompteur. Tout ce qu’elle dit, elle le vit, assure Sonia Rolland. Elle avait promis qu’elle témoignerait. Elle l’a fait et ceux qui tiennent leurs promesses sont plutôt rares. »

Trois questions à Frédéric Gal, Directeur Général du Refuge

Homosexualité : du rejet au Refuge illustre une certaine domination masculine. Pouvez-vous l’expliquer ?

Notre structure accompagne 86% de garçons. Cette réalité a été respectée à l’écran. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer : l’homosexualité féminine est plus invisible. Deux filles qui se tiennent la main, ça ne va pas beaucoup choquer, alors que l’ambigüité n’est pas permise entre deux garçons. L’appréhension sur l’homosexualité féminine est une appréhension sur les sentiments et non sur l’acte sexuel. Dans une famille, on met moins difficilement à la rue une fille puisque celle-ci aura toujours une utilité sociale en donnant une descendance. C’est une image d’ailleurs assez dramatique.

Christiane Taubira figure parmi les personnalités interrogées. Obtenir le témoignage d’une ministre en fonction a-t-il été compliqué ?

C’est une femme très engagée : elle est déjà venue au Refuge de Paris et elle a également reçu aussi des jeunes. Certes elle a des obligations politiques mais en contrepartie, elle est très humaine. Son projet de réforme de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs est un exemple de son investissement. Qu’on soit pour ou contre n’est pas la question, c’est la preuve que la jeunesse est une priorité pour elle. Tant mieux pour nous.

Une association comme la vôtre a besoin d’une exposition médiatique. Est-ce difficile à obtenir ?

Ça l’est toujours dans les premiers temps. Mais l’efficacité et le sérieux de notre structure permettent de la mettre en avant. Si ça ne marchait pas, on aurait mis la clef sous la porte depuis longtemps. Les journalistes s’intéressent à ce qu’on fait car le sujet mérite d’être évoqué. Et quand on voit que dans les lycées il y a une méconnaissance et un rejet sur la question, on se dit qu’il y a encore tout à faire...

TEVA    DOCUMENTAIRE   



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