Stephen Amel (Arrow) : « C’est une bonne période pour jouer les super-héros »

En 2011, Stephen Amell s’était fixé pour objectif de travailler 100 jours sur 365. Une mission délicate pour un acteur à Hollywood. Malgré des apparitions dans « The vampire diaries » et « Hung », le jeune homme n’est pas parvenu à atteindre son but. Ses efforts ont finalement payé en obtenant le rôle principal de « Arrow ». Son succès, l’interprète le doit également à sa plastique, particulièrement exploitée. Mais un corps de rêve comme la télévision américaine en a le secret exige un entrainement intensif et régulier que Stephen Amell aborde avec sérieux. Une preuve de plus de sa motivation sans faille...

Publié le mercredi 8 octobre 2014 à 20:35
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Stephen Amel (Arrow) :  « C’est une bonne période pour jouer les super-héros »
©Warner Bros Television 

Robin Girard-Kromas : Arrow a été l’un des succès de la saison 2012/2013 aux États-Unis. Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette aventure ?

Stephen Amell : J’ai eu beaucoup de chance. Même si j’avais déjà beaucoup travaillé par le passé, Arrow était le tout premier pilote de ma carrière. Et, avec un pilote, on ne sait jamais ce qui va se passer. Il arrive souvent que des projets avec des réalisateurs et des producteurs exceptionnels, en plus de très grosses stars, ne soient pas sélectionnés. Je ne connais pas l’élixir magique, mais visiblement, on a réussi à l’avoir !

Par le passé, vous avez multiplié les apparitions dans diverses fictions. Comment avez-vous vécu cette nouvelle responsabilité de porter vos seules épaules toute une série ?

Quand on est guest star sur une série, ce que j’ai fait longtemps, tout commence lorsqu’on prononce ses lignes et finit dès que le dialogue s’achève. Quand il s’agit de « votre » série, il faut prendre en compte d’autres paramètres qu’un simple rôle : le tournage doit bien se dérouler avec tout le monde, vous devez être rodé pour faire la promotion de la série au moindre instant. Pour la première fois, j’ai l’impression de vraiment faire partie d’un programme.

N’avez-vous pas été effrayé de prendre la tête d’une série diffusée sur la CW, chaîne principalement destinée aux adolescentes et généralement méprisée de la critique ?

Bien que la CW se soit plutôt concentrée sur les jeunes femmes par le passé, la chaîne venait d’avoir un nouveau président et je pense qu’il savait que cette série n’était pas forcément pour elles ! En 2013, on ne fait plus attention au support de diffusion, mais simplement à la qualité de ce que nous proposons. Après, peut-être que certains de nos téléspectateurs ne sont pas venus, car ils n’avaient pas le réflexe ni l’habitude de regarder la chaîne. Mais tout peut changer. La preuve : qui aurait pensé il y a encore peu de temps qu’AMC proposerait autant de séries originales ?

« Pour la première fois, j’ai l’impression de vraiment faire partie d’un programme »

Vous êtes apparu par le passé dans Hung sur HBO. Ne regrettez-vous pas le câble, globalement plus permissif ?

Je dois dire que j’aime avoir la possibilité de dire « F*** » à la télévision ! (rires) Il est vrai que le câble permet de traiter les problématiques de façon plus réaliste. Dans le monde d’Oliver Queen, il y aurait sûrement un peu plus de nudité et les personnages utiliseraient plus de grossièretés. Mais je n’ai pas de problème avec ça.

Le personnage de Green Arrow a déjà été interprété à plusieurs reprises sur grand ou petit écran. Comment avez-vous cherché à vous différencier de ces précédentes interprétations ?

En réalité, je n’ai vu aucune autre interprétation du personnage. Le plus important pour moi était de ne pas faire la version d’Oliver Greene que les gens voulaient au départ. Il fallait intégrer les demandes du producteur et de faire ce qui me semblait le plus juste. Je n’avais pas de grandes connaissances sur cet univers, ou alors à un niveau inconscient.

Connaissiez-vous toutefois les comics sur le personnage de Green Arrow ?

Je n’en ai lu qu’après le tournage de l’épisode pilote. Enfant, je lisais plutôt Superman et Lobo. Et j’étais plus un fana de sport que de comics, je passais mon temps à lire et étudier toutes les statistiques sur le catch et le sport en général. Pour interpréter mon personnage, je me suis surtout basé sur le script du pilote, qui donnait déjà de très bonnes indications sur la vision que développaient les créateurs de la série. Quand on a obtenu une commande pour 13 épisodes, DC Comics m’a envoyé un paquet complet sur Green Arrow !

Partie 2 > Sa préparation pour Arrow / Ses souvenirs de séries


Comment vous êtes-vous préparé physiquement à l’interprétation de ce personnage ?

Pour la première saison, j’ai légèrement changé mon régime alimentaire et je me suis entraîné à bien faire les gestes de base pour se battre, tenir un arc… C’était intéressant à faire, car je n’avais jamais eu de rôle aussi physique par le passé. Après, je peux aussi remercier ma famille pour la génétique et les conseils diététiques de mon entraineur, qui m’a fait réguler le sucre que j’avais dans le sang. Tout cela est un petit prix à payer pour être impliqué dans un projet aussi intéressant.

Les super héros sont aujourd’hui plébiscités au cinéma. Selon vous, cet effet de mode a-t-il également joué dans le succès d’Arrow ?

Il est vrai que c’est une bonne période pour jouer les super-héros. Je pense que le développement des nouvelles technologies a aussi provoqué le succès du genre, car on peut désormais proposer des images à la hauteur de l’imagination des gens sur les super-héros.

Certains ont évoqué une clause de nudité dans votre contrat pour Arrow

C’est faux (rires) ! Tout est parti d’un site internet géré par les fans, Green Arrow TV, géré par les fans, qui est très bien fait. Pour le 1er avril, ils ont fait un article pour dire que j’avais refusé d’apparaître torse nu dans la saison 2 et de là a démarré une incroyable rumeur sur une clause de nudité ! Mes apparitions à l’écran ne dépendent que des scénaristes.

Si Oliver Queen est considéré comme un super héros, il se rend parfois responsable d’actes répréhensibles…

C’est un équilibre délicat à respecter. Le plus important pour moi, c’est de ne pas essayer de modeler le personnage d’Arrow pour plaire au public. Je veux simplement éviter que les gens soient indifférents à ce personnage, mais pas forcément qu’ils l’aiment. Il serait faux de dire qu’Oliver n’a pas fait certaines choses très regrettables dans sa vie. Mais ce ne serait pas intéressant de dépeindre quelqu’un de parfait…

« Je me suis beaucoup amusé sur New Girl et sur Hung »

La série fait la part belle aux flash-back. Comment appréhendez-vous le tournage de ces scènes ?

Je trouve ces séquences très intéressantes. Il faut dire que j’étais un grand fan de Lost, qui a beaucoup utilisé les flash-back puis les flash forward. Dans Arrow, on sait qu’Oliver a passé beaucoup de temps loin de tout le monde et on sait aussi qu’il va finir par en revenir. J’aime cette idée de reconstituer un puzzle.

Outre ces flash-back, quel est le rôle des effets spéciaux dans Arrow ?

Nous les utilisons finalement assez peu et c’est peut-être l’une des forces de la série. On a seulement huit jours pour tourner un épisode et cela nous force à trouver la façon la plus pratique de faire les scènes, et cela ne passe pas par les effets spéciaux ! On s’en sert surtout pour ce qui pourrait être dangereux à tourner.

Outre Arrow, vous vous êtes déjà illustré dans le genre de la comédie avec New Girl. Est-ce une expérience que vous souhaiteriez rééditer ?

J’adore la comédie ! Je me suis beaucoup amusé sur New Girl et sur Hung, où j’interprétais un personnage vraiment niais. J’aime évoluer ainsi dans des registres différents, m’adapter au rythme de chaque projet comme je peux le faire actuellement avec Arrow.

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