Une semaine sans les femmes

mardi 8 mars 2011 à 20:50 |

Véronique Mounier sur France 2

À Montrésor, débute l’expérience d’Une semaine sans les femmes. Durant sept jours, les hommes de ce village d’Indre-et-Loire vont se retrouver seuls pour gérer le quotidien de leur famille. Véronique Mounier explique ainsi le principe de l’émission et pose une question : 80% des tâches ménagères sont faites par les femmes, est-ce la faute des hommes ?

Les femmes ont fait leurs bagages. Les unes après les autres, elles quittent la maison, trainant leurs valises derrière elles et se rejoignent, formant une marée féminine dans les rues du village. Montées dans un bus, les voilà parties.

Jérôme Chapelot, exploitant agricole, se retrouve seul avec sa fille, Nelly, âgée de 2 ans. Il joue avec elle et réussit difficilement à comprendre ce que l’enfant lui dit. Très vite « une sensation de vide » est exprimée. Pendant ce temps, chez les Couratin, François fait des crêpes pour la première fois de sa vie. L’homme à la personnalité plutôt discrète raconte « J’étais stressé. J’avais les jambes qui flageolaient. » Peu sûr de lui, il demande sans cesse des conseils à son fils, Julien. Le père de famille s’en sort finalement avec satisfaction. De son côté, Benjamin Walker établit les menus de la semaine avec ses trois filles. Il a pour objection de les convaincre qu’il peut réussir.

Alors que la pluie s’abat sur Montrésor, à 2000 kms de là, les femmes sont sous le soleil de Marrakech. Au programme, détente, massages, hammam, etc. Pour Véronique Couratin, cette semaine doit montrer à son époux « que ça n’est pas toujours facile d’être une maman. »

À Montrésor, Stéphane Vincent, professeur d’éducation sportive, fait les courses au supermarché avec ses trois enfants. Le père de famille est joyeusement testé par son fils, qui insiste pour acheter des gadgets. Stéphane Vincent manque d’autorité et cède, tout en reconnaissant « une faute d’éducation. » Il ajoute « j’ai un gros travail à faire. »


Alors que les femmes dînent ensemble et trinquent à leurs maris. Serge Clément, médecin à la retraite, mange seul. En 25 ans d’union, c’est la première fois qu’il est séparé de son épouse, Marlène.

Dès le lendemain, la séparation s’annonce difficile pour Olivier Beauregard. Florence et lui tiennent une boulangerie. Bien que compétent dans la fabrication du pain, il ne maîtrise pas la présentation ni la tarification des pâtisseries. Les clients arrivent, se succèdent et le boulanger perd beaucoup de temps. « Tout m’énerve, et pas que la sonnette. »

Véronique Mounier explique que les papas vont maintenant devoir assurer avec l’école. Benjamin Walker réveille ses filles. Le matin est difficile, tout le monde est en retard. Le père de famille se confie à la caméra « Nathalie est le foyer. Elle gère le quotidien, les filles. Elle me gère aussi. Elle est la clé de voute de cette famille. » Au café, Denis Devilliers, acousticien de profession, a repris les commandes du commerce en l’absence de son épouse et de ces deux belles-filles. Un client explique qu’il y a une chose qu’il se refuse à faire : le repassage.

Pour Jérémy Charron, les journées sont longues. Ses loisirs de chasseur sont empêchés par l’obligation de s’occuper de son bébé. « Quand les femmes ne sont pas là, on ne sait pas trop quoi faire », dit-il. Denis, lui, a reçu un sms de Jocelyn, à 4 heures du matin, et n’a pas pu se rendormir. Pour Jean-Jacques Hémon, les hommes ne s’occupent pas assez de leurs femmes. Il pense que l’expérience permettra de rapprocher les couples.

Chez les Vincent, Stéphane pratique le Tchi kong pour se relaxer. Son fils Baptiste a invité huit camarades pour son anniversaire. Et le père de famille n’a pas l’habitude de gérer le chahut. Il craint de « devoir élever la voix ». De son côté, Jérôme Chapelot a du mal à nourrir sa fille. Nelly refuse tout ce qu’il lui donne. Des papas en manque d’autorité et des papas confrontés à la cuisine. À Marrakech, les femmes s’accordent pour dire que leurs enfants vont manger des pâtes toute la semaine. Tandis que les hommes déjouent le cliché en servant des légumes aux dîners.


Très tôt au matin du deuxième jour, Jérôme Chapelot réveille Nelly et l’emmène avec lui à la traite des chèvres, lui installant un lit au milieu des box. Les jours suivants le père et la fille vont nouer des liens plus forts. Ensemble, ils trouvent un rythme d’organisation qui fonctionne. Et Jérôme Chapelot découvre les marques d’affection. Chez les Couratin, François partage aussi des moments de complicité avec ses deux enfants.

Olivier Beauregard vit la séparation « durement ». L’absence de son épouse représente pour lui « grand vide ». Il permet l’appétit. Pour Florence, la séparation lui fait réaliser combien elle est amoureuse. Le manque se fait sentir aussi pour Jean-Jacques Hémon qui n’« aime pas dormir tout seul. D’abord, parce que la place n’est pas chauffée et puis le lit est trop grand. »

Les hommes s’entre-aident. Baptiste est malade, Stéphane Vincent l’emmène chez Serge Clément pour une auscultation. Tandis que François Couratin garde les filles. De retour, Stéphane partage ses astuces pour le gratin de courgettes. Olivier Beauregard donne un cours de cuisine collective. La soirée fait naître une connivence et un partage auxquels ces voisins n’étaient pas habitués.

Les femmes sont heureuses de leur séjour. Cependant, chacune leur tour, elles appellent pour prendre des nouvelles. Marie-Cécile Chapelot confie très émue : « Le moment le plus beau cette semaine, c’est quand Jérôme m’a dit au téléphone, « j’ai découvert ma fille. » »

Le dernier soir, Olivier Beauregard déclare « C’est dommage qu’un mec ait besoin d’une expérience comme ça pour se rendre compte qu’une femme est indispensable. Ça fait longtemps que je le sais » Le matin du retour, tout le monde s’affaire pour le ménage et le rangement. Chez les Couratin, tout sera fait, sauf le repassage. Les femmes expriment leurs joies de rentrer. Serge Clément dit « un homme sans femme, c’est un bateau sans skippeur. Un bateau ivre. »

Le bus arrive au village, les hommes et la fanfare sont là. Retrouvailles, embrassades et baisers émus sur la chanson « All we need is love ». Dimanche matin, Jean-Jacques Hémon renoncera à la chasse pour rester avec Arlette. Et Véronique Mounier conclut que l’expérience a été une belle histoire d’amour.

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