vendredi 28 février 2014 à 11:13 par

Nathalie Schraen-Guirma (Midi en France) : « On montre que la France en a sous la semelle »

Pourvoyeuse de la spécificité française grâce à sa chronique « Made in France », Nathalie Schraen-Guirma a participé à la naissance de Midi en France sur France Télévisions. En attente d’un heureux événement et pleine d’enthousiasme, elle parle sans langue de bois de sa chronique façonnée de toutes pièces. Rencontre.

Nathalie Schraen-Guirma (Midi en France) : « On montre que la France en a sous la semelle »
©R&G  

Clément Gauthier : En tant que spécialiste du « Made in France », que représente pour vous le salon de l’agriculture ?

Nathalie Schraen-Guirma : C’est la deuxième fois qu’on s’y rend, mais l’année dernière c’était une spéciale « Made in France ». On avait trouvé des artisans plus simplement et en plus grand nombre. Pour moi, c’est un concentré de Midi en France. Certains des artisans qu’on a pu rencontrer sur la route nous retrouvent au salon, que ce soit au niveau de la gastronomie, du tourisme, tous présentent leur travail. D’habitude, le dimanche, on prend notre valise et le train pour partir au loin. Rester à Paris pour retrouver les régions de France concentrées dans un même endroit, ça me fait bizarre. J’adore cet événement familial, ce concentré du meilleur patrimoine français.

Sentez-vous que la marque « Made in France » prend de l’ampleur ?

Par les réactions, les retours des internautes, notamment sur notre page Facebook, on sent de plus en plus ce côté patriotique. On montre aux jeunes entrepreneurs que c’est payant. On peut encore aujourd’hui produire entièrement en France et réussir à s’exporter. Je constate que les entreprises, d’une manière générale, font le choix du haut de gamme. Le « Made in France » est très porteur à l’étranger. C’est une manière d’exporter l’excellence à la française. Et on sent que les gens sont de plus en plus attachés à ça : dans le choix des vêtements par exemple, on prend l’habitude de regarder l’étiquette. On ne le faisait pas avant.

Les investisseurs étrangers, notamment Chinois, sont-ils plus attirés par ce marché ?

Sur beaucoup de domaines, l’Asie est un gros concurrent, notamment dans le domaine du textile. C’est d’autant plus important pour les Français de se concentrer sur le haut de gamme où ils peuvent exceller. Dès qu’on tombe dans la grande consommation, il y a une grosse concurrence asiatique qui, en terme de coût ou de qualité, n’est pas au même niveau que la France. Les temps sont moroses et les Français sont vus comme pessimistes, mais on est là pour apporter du bonheur et des côtés positifs. Avec Midi en France, on montre ce qui marche à travers les régions, des success-stories aux différents savoir-faire sans équivalent dans d’autres pays. On montre que la France en a sous la semelle !

Allez-vous prendre des congés pour l’heureux événement que vous attendez ?

La semaine du salon de l’agriculture aura été la dernière avant mon congé maternité. Je reviens en septembre.

« On grandit ensemble depuis quatre ans comme dans une série télévisée »

Avez-vous tout de même un pincement au cœur de devoir quitter vos collègues de travail et de voyage ?

Je suis ravie d’aller mettre au monde mon bébé, mais cette émission est itinérante, donc particulière. On vit ensemble trois jours par semaine. On part ensemble le dimanche, on revient le mardi et ça se répète constamment. On est comme une troupe de cirque. Ça créé des liens et, d’ailleurs, mon parcours est particulier. J’étais conseillère de programmes pour France 3. J’ai aidé à lancer l’émission de l’autre côté de la caméra en travaillant avec le responsable des magazines de la chaîne. Je sentais le vent du « Made in France » arriver donc j’ai proposé la chronique qui me tenait à cœur. Derrière, ça s’est enchaîné avec l’arrivée du ministre du redressement.

Est-ce la rencontre avec les principaux acteurs du « Made in France » qui rend le concept si particulier ?

Rencontrer les passionnés en région est un vrai bonheur. Ils ont envie de communiquer et d’expliquer leur savoir-faire. Du coup, on a l’impression d’être utile à l’économie française. On a plaisir à être des porte-paroles de ces artisans. J’aime mettre en avant les entreprises du patrimoine vivant qui ont un label du gouvernement prouvant qu’elles ont un savoir-faire précieux, important, qu’il faut reconnaître, et qui s’exporte. Les règles sont assez strictes pour l’obtenir.

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a-t-il déjà communiqué avec vous par rapport à l’émission ?

Je lui conseille de la regarder, car si chaque semaine, il y a une émission qui prône le « Made in France », c’est la nôtre. En plus, je porte bien la marinière.

Au regard de ces dernières années, que représente pour vous Midi en France ?

Je connais cette émission sous toutes ces coutures, car j’y suis depuis les débuts, quand elle avait du mal à s’installer. Je l’ai vue évoluer, progresser, et exploser en terme d’audiences. Je connais la bande depuis le début, car tous étaient là dès la première. On en a perdu quelques-uns en route pour diverses raisons, mais certains m’ont vus me marier et avoir un enfant. On grandit ensemble depuis quatre ans comme dans une série télévisée.



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