samedi 17 août 2019 à 18:48 par

Nathalie Simon (La carte aux trésors, Fort Boyard, Jeux sans frontières...) : « Pour faire revenir Intervilles, il faut trouver le bon moment »

Nathalie Simon est l’une des animatrices les plus expérimentées des jeux à succès des grilles estivales. De Jeux sans frontières à Intervilles en passant par La Carte aux trésors ou Fort Boyard, où elle a été candidate à cinq reprises, l’actuelle présentatrice des Chroniques Méditerranéennes sur France 3 PACA a conté ses meilleurs souvenirs d’une carrière loin d’être terminée, comme l’affirme cette sportive infatigable qui refuse de lorgner le rétroviseur.

Nathalie Simon (La carte aux trésors, Fort Boyard, Jeux sans frontières...) : « Pour faire revenir Intervilles, il faut trouver le bon moment »
©Capture France 3 PACA 

Joshua Daguenet : Vous avez beau être une Francilienne de naissance, votre parcours professionnel et votre parcours de vie se rattachent davantage au Sud de la France. Pourquoi ce Sud vous sied si bien ?

Nathalie Simon : Je suis Francilienne de naissance, c’est vrai. En revanche, j’ai grandi à Orléans et j’ai des origines corses par ma mère et ma grand-mère. J’habite beaucoup chez ma grand-mère en Corse. Quand j’ai rencontré mon mari, Tanguy, passionné de planche, il a eu cette opportunité d’aller à Décathlon, pas très loin de ce magnifique spot de l’Almanarre à Hyères. Je l’ai donc rejoint quand j’étais étudiante et je me suis inscrite à la fac de Toulon. Le Sud est mon choix de vie depuis longtemps.

Depuis deux saisons, vous explorez les trésors terrestres et maritimes de la Méditerranée à travers Chroniques méditerranéennes sur France 3 Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Que vous reste-t-il encore à découvrir de cette région ?

Je me suis posé cette question tout récemment et finalement il reste plein de choses parce que même un lieu sur lequel vous venez plusieurs fois, vous pouvez encore découvrir d’autres facettes selon l’angle que vous avez choisi. Par exemple, nous avons tourné Antibes côté mer après l’avoir explorée d’une autre façon. C’est comme une maison avec plusieurs portes qui donnent au Sud ou au Nord, vous n’allez pas la voir de la même manière. Notre passé est tellement riche dans le Sud avec tous ces vestiges romains, grecs, phocéens… Les formats de 26 minutes sont courts donc il faut revenir plusieurs fois !

Vous serez donc sur l’antenne de France 3 à la rentrée ?

Oui, la troisième saison est en cours de tournage. Nous essayons de profiter des beaux jours mais nous subissons aussi malheureusement des grosses chaleurs. C’est le lot de plein de gens qui travaillent dehors. Je suis très contente de découvrir à nouveau cette région. Avec toutes mes émissions passées, je commence à avoir exploré le territoire en long, en large et en travers.

Votre expérience à la télévision est riche, mais les studios de radio et plateaux de télévision d’intérieur ne feront jamais bon ménage avec votre personnalité...

J’ai quand même eu de bonnes expériences en animant une émission sur la santé en 2001 sur France 3, ou une autre avec Jamy Gourmaud. Je suis plus à l’aise à l’extérieur, une « Outdoorgirl » comme on dit, mais on peut imaginer apporter de l’extérieur à l’intérieur.

À l’heure où les émissions et les séries culte retrouvent un second souffle, dont Jeux sans frontières à la rentrée, comment Intervilles peut-elle encore être inactive sur les grilles ?

Ce sont peut-être des problèmes de droit, plus techniques qu’autre chose. Je ne suis pas vraiment dans le secret des Dieux s’il y en a. Intervilles a toute sa place à la télévision mais c’est un jeu crée en 1962 qui a connu des périodes où il s’est arrêté pour repartir de plus belle. C’est une vraie émission intergénérationnelle. Je ne vois pas pourquoi cela ne reviendrait pas mais il faut trouver le bon moment.

Vous avez longtemps incarné le jeu en enchaînant les démonstrations des épreuves qui vous ont envoyée plus d’une fois dans la piscine. Lesquelles vous ont particulièrement marquée ?

J’adorais une épreuve qui n’a pas été longtemps à l’antenne et qui s’appelle le « ventriglisse ». Cela faisait jouer les gamins qui partaient sur le ventre pour aller le plus loin possible. C’est un jeu qui est beaucoup reproduit aujourd’hui dans de nombreuses manifestations. On ne risque rien et c’est très drôle. J’ai en tête à ce propos cette émission où je pensais être accompagnée d’une petite fille et je lui demande avant qu’elle ne participe : « Alors, j’ai une jolie petite fille qui va participer au ventrigilisse. Alors ma petite, comment t’appelles-tu ? ». Et là, elle me répond « Georges ! » (rires). « Oh, Georges, trop mignon ! ». C’était un grand moment de solitude. Pauvre Georges, je m’en excuse encore, il doit être grand maintenant.

« Cyril Féraud a repris La Carte aux trésors avec beaucoup de talent »

Vous avez connu le jeu sur TF1, France 2 et France 3. Dans l’approche, quelles différences vous ont sauté aux yeux d’une chaîne à l’autre ?

Aucune, nous faisons la même émission. Il n’y a pas eu de directive de chaîne. Intervilles se suffit à elle-même. Nous avons pu rajouter un peu de pep’s mais en gardant ce bon esprit et ses moments de rigolade. C’est une bonne mauvaise foi assumée. C’est une fête au village comme il en existe dans tous les villages de France. Je le vois dans le Sud, ce sont de réels moments de communion. Intervilles l’organise à la télévision.

Cette année marque aussi les 30 ans de Fort Boyard, que vous avez côtoyé à cinq reprises. La première fois, c’était il y a 25 ans, vous en souvenez-vous ?

Oui je m’en souviens car j’étais en plein tournage des Trésors du monde, une émission entre La Chasse aux trésors et La Carte aux trésors où j’incarnais la de Dieuleveult au féminin car mon rôle était physique et intense. À l’époque, le jeu était animé par Cendrine Dominguez et nous sommes devenues très amies. J’étais aux côtés de Gérard Holtz et Pascal Légitimus. Je me suis retrouvée tétanisée sur le pont de singe au-dessus des tigres.

Il y a aussi le Vélo que vous avez enfin réussi à dompter...

Lors de ma première tentative, je me suis jetée dans le vide, mais après j’ai été vexée... La « Natsim » pour Nathalie Simon a été popularisée pour un synonyme d’échec donc je suis revenue l’année dernière en étant certaine que j’allais avoir le droit à cette épreuve. Je me suis préparée et dans ma tête c’était gagné. Maintenant, une « Natsim » est synonyme de succès et c’est important pour moi (rires).

Un passage vous a particulièrement marquée, celui où vous avez passé une nuit en pyjama avec Cyril Hanouna...

Oui ! Un pyjama en pilou-pilou. Le Fort proposait à l’époque des épreuves de nuit donc nous étions dans une sorte de dortoir. Il faut dire que Cyril est quelqu’un avec qui on ne s’ennuie jamais. Il en était à ses débuts et je me suis dit « Qui est ce zigoto qui ne s’arrête jamais, branché sur pile et qui se recharge tout le temps, même la nuit ? » Cela a été un grand moment. Je ne le connaissais pas du tout et il est venu me voir en me disant « Bonjour, je m’appelle Cyril Hanouna, j’adore ce que tu fais ! ». Il était déjà le Cyril Hanouna d’aujourd’hui...

Après avoir repris La Carte aux trésors, il a fallu attendre neuf ans pour voir le jeu revenir sous la houlette de Cyril Féraud. Avez-vous suivi cette nouvelle version ?

Oui, je l’ai trouvée très chouette. Cyril apporte son sourire, sa bonne humeur, son énergie, sa compétence... Des techniciens que je côtoyais à l’époque y travaillent toujours. Je suis cette émission avec beaucoup d’affection et d’intérêt.

Terroir, sport, énigmes, compétition, paysages d’exception, ce jeu réunit tous les ingrédients que vous affectionnez...

Je ne suis pas dans le regret. Les belles choses arrivent toujours. Pour ceux qui adorent La Carte aux trésors, c’est une bonne chose que Cyril ait repris la présentation. Il le fait avec beaucoup de talent. Moi, je fais d’autres choses. Si je passais ma vie à me dire que j’aurais pu faire ceci ou cela, je regretterais ma période où je pratiquais de la planche et parcourais le monde entier. Je n’ai pas la tête tournée vers l’arrière mais le regard tourné vers l’avant. Je m’éclate dans ce que je fais aujourd’hui et m’éclaterai demain.

Cyril Hanouna ? « Un zygoto qui ne s’arrête jamais »

Vous êtes aussi une amatrice de jeu de lettres, en témoignent vos participations régulières dans Mot de passe et Tout le monde a son mot à dire. Vous devez regretter l’arrêt de Motus, un monument de France 2...

Pour construire des chaînes, des grilles : des décisions doivent-être prises. C’est toujours difficile pour ceux qui tournent la page mais il faut une vision à long terme. On ne peut pas commenter cela car nous ne sommes pas aux manettes. Les jeux doivent évoluer même s’ils sont en plein succès. En marketing, on parle des courbes de vie d’un produit : un produit monte, atteint son apogée pendant un moment et il descend fatalement... Il faut imaginer autre chose qui pourra prendre sa place.

En avril dernier, vous avez publié « Les bienfaits du sport ». Jugez-vous, de nos jours, les silhouettes plus chétives et moins élancées qu’à l’époque de votre titre de championne de France de planche à voile en 1986 ?

L’année de mon titre, le sport n’était pas à la mode du tout. Une fille qui se mettait au sport était une OVNI, quelqu’un d’étrange, de masculine. Nous avons enfin redécouvert que le sport était le meilleur des médicaments, ça évite d’en consommer des chimiques. La maigreur, elle, est surtout présente dans les grandes villes. La malbouffe est pour moi le sujet le plus grave car les gens mangent des plats dans lesquels on leur colle des tas de choses malsaines ; d’autant qu’ils n’ont pas une activité physique adaptée à leurs besoins énergétiques. La silhouette chétive ne concerne pas tout le monde. Les filles ont envie de ressembler à quelque chose qui ne peut pas exister. La bonne santé n’est pas forcément la maigreur : il y a une limite entre mince, normal et maigre. Les magazines entretiennent ce phénomène, mais les gens commencent à être plus alertés.

Cette maigreur est une tendance féminine assez récente...

J’ai toujours trouvé les filles assez maigres. Auparavant, dans la bourgeoisie, hommes et femmes confondus, il fallait être rond voire gros. Aujourd’hui, les gens de la « haute » cultivent la minceur. Les codes ont changé. Dans les années 90 et 2000, Claudia Schiffer, Ella Macpherson... n’étaient pas des filles maigres.

La sportive ou l’animatrice, quelle image vous tient particulièrement à cœur ?

Une image ne me tient pas cœur. Je suis une animatrice sportive et une sportive qui anime (rires). Du sport, j’en ferai toujours, de l’animation, je ne sais pas. Un jour, si on ne m’appelle plus, je continuerai à m’exercer.

Vous avez cependant toujours fait en sorte d’entretenir l’un dans l’autre...

Peut-être. J’ai fait en sorte que l’image - comme vous dites - que je véhicule me ressemble, car il n’y a rien de pire que d’avoir une image qui soit à l’opposé de ce qu’on est et ça arrive parfois. En tout cas, je suis contente d’être à nouveau dans la tendance car le sport n’était pas à la mode fut un temps. Le sport c’est la santé !



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