After Foot : dans les coulisses du talk de RMC Sport avec Gilbert Brisbois, Daniel Riolo...

Toutelatele vous propose une immersion au sein de l’After Foot, l’émission radio de référence des amateurs de ballon rond depuis plus de 15 ans.

Publié le jeudi 1er juillet 2021 à 18:26
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After Foot : dans les coulisses du talk de RMC Sport avec Gilbert Brisbois, Daniel Riolo...
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Elle s’auto-proclame « L’émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas » de la voix de son anchorman vedette, Gilbert Brisbois, désireux d’apporter un soigneux vernissage à son After Foot  avant d’en dérouler le sommaire chaque soir. Diffusé sept jours sur sept à des horaires variables selon les événements du terrain, le talk-show a été lancé en avril 2006 sur RMC après une soirée cruelle pour le football français en quart de finale retour de la Ligue des Champions.

Depuis, le programme a très largement surpassé son concept de base : analyser le ou les matchs du soir. Parce que les experts avisés du ballon rond aiment rappeler avec quel éclat ce sport reflète notre société, la nocturne de RMC, et RMC Story très récemment a su composer avec les évolutions de son temps.

Un After « conservateur et novateur »

« On essaie de se renouveler régulièrement dans le casting avec de nouveaux intervenants » indique Gilbert Brisbois qui identifie « l’expertise » et « l’opinion » comme les deux piliers qui font le sel d’un talk dont les débats manquent rarement de piment. Sur la dualité nécessaire entre l’innovation et les fondamentaux, le producteur Jérôme Thomas, supporter comblé du Stade Rennais, explique, « Mon rôle est d’être force de propositions en permanence. Au-delà de gérer le rythme de l’émission car je suis un peu l’oreille de Gilbert, nous sommes toujours en quête de nouveauté, que ce soit en terme d’intervenants, de jingles, de rubriques. Il n’y a pas une saison où on s’est dit qu’on allait repartir sur la même chose ».

RMC, la station qui revendique sa spécialité pour le sport, court un marathon permanent durant tout l’Euro 2020. Pourtant, le jeudi 17 juin 2021, ce n’est pas l’ambiance des grands soirs pour suivre le succès des Pays-Bas sur l’Autriche (2-0) au terme d’une rencontre disputée à petites foulées. La formule à 24, adoptée pour le cru 2016, a occasionné un nombre élargi de nations qualifiées.

Peu après 22 heures, alors que le debrief est attendu aux alentours de 22h50, quelques voix parmi les plus familières se sont réunies dans le même étage du bâtiment investi par Altice Média depuis fin 2018 et qui est situé rue du Général Alain de Boissieu, entre le ministère des Armées et France Télévisions.

Le producteur Jérôme Thomas, volontaire pour une traversée des lieux et la présentation de l’équipe, arrive à hauteur de Jean-Louis Tourre, concentré pour donner quelques coups de raquette de ping-pong afin de préparer - peut-être - la seconde édition du tournoi de l’After, remporté précédemment par Jérôme Thomas et qui est né d’une provocation commune de Jérôme Rothen et Daniel Riolo. Rolland Courbis alterne densément entre l’écran de BeIN Sports et celui de son téléphone en attendant d’intervenir sur le plateau de BFMTV.

L’After, une religion pour laquelle l’avis tranché est légion

Ce soir-là, le standard est bien plus calme qu’à l’accoutumée : « Pour un match de la France, les appels sont cinq à six fois plus importants », rassure Max, l’une des voix du standard, tandis que Jérôme Thomas encourage les Hollandais à valider son pari sportif : une victoire par au moins deux buts d’écart.

À quelques minutes du coup d’envoi de l’After, tandis que Gilbert est déjà dans les starting-blocks puisqu’il pilote L’intégrale foot depuis 20 heures, Daniel Riolo fait son apparition. Kévin Diaz complète la table de l’expertise en sa qualité de néerlandophile, tout comme Houssem Loussaïef, en charge de rapporter les commentaires les plus pertinents des réseaux sociaux.

« Le jour où moi ou Daniel quittera l’After... »

Une question, une inquiétude même, habite fréquemment les aficionados de la quotidienne. Qu’adviendra-t-il de sa survie sans Gilbert Brisbois et / ou Daniel Riolo ? Le premier veut se persuader que le concept surpassera ses iconiques représentants tout en comprenant le dérangement qu’occasionne un chamboulement du quotidien : « À la radio, on a tous nos habitudes de consommation. Les habitudes sont tellement ancrées que l’on est contrarié dès qu’on change un ingrédient de l’habitude. Si Daniel disparait de l’After pendant une semaine, les gens vont se demander où il est passé... Il y a un côté rassurant de retrouver ces ingrédients ». Bien conscient de l’importance occupée par ces deux voix au fil des années, l’Alsacien affiche malgré tout un brin de fatalisme en imaginant la suite de cette aventure en solitaire : « Le jour où l’un de nous deux quittera l’After... bon, personne n’est irremplaçable, mais ce sera une petite révolution ».

Un duo auquel il est difficile de dissocier Jérôme Thomas puisque le producteur est un fidèle lieutenant de Gilbert Brisbois aux manettes techniques de la nocturne : « Avec Gilbert et Daniel, on a le même planning. Il y a mécaniquement deux équipes, une en semaine et l’autre le week-end » fait-il savoir en qualifiant « d’historiques » ses deux compagnons de route.

Depuis le studio technique, Paul Vexiau et Jérôme Thomas passent une soirée des plus tranquilles, à l’instar du rythme adopté par les standardistes. Pendant une émission d’un peu plus de soixante minutes, les deux techniciens ont un regard sur l’US Open de golf, avant que le producteur ne demande au réalisateur la durée de la prochaine coupure pub : « Deux minutes vingt-sept », répond avec précision celui à qui l’on doit les jingles cultes de l’émission.

Ce court format offre aussi une respiration par rapport au rythme de travail bien plus effréné quand il s’agit de préparer les longs « After » qui s’étendent de 21 heures à minuit. « Pour un After de trois heures, c’est toute une journée de préparation » de l’aveu du producteur. « Il faut que tout le monde anticipe, que tous les intervenants soient calés. Je demande aussi aux consultants-chroniqueurs s’il y a des sujets qu’ils souhaitent évoquer », se référençant à des éléments de la rotation tels que Jérôme Rothen et Frédéric Piquionne.

Le Podcast, des lendemains qui chantent

Après l’analyse des matchs du jour complétée, et l’actualité des Bleus balayée entre deux coupures pub, les micros se ferment et précèdent l’extinction du studio. Jérôme Thomas et son acolyte Paul Vexiau, - à qui l’on doit la citation « L’image, c’est la fin de l’imaginaire », soulevée par un Gilbert Brisbois aussi admiratif que taquin - eux, n’ont pas encore achevé leur travail de labeur. Une fois l’antenne rendue, ils doivent gérer un élément devenu le témoin primaire de la bonne santé d’une émission radio : le podcast. Et il est peu dire que celui de l’After s’est imposé dans les habitudes de bon nombre « d’Afteriens ».

Selon Gilbert Brisbois, outre la qualité intrinsèque du produit, son rouage lui permet de se conformer parfaitement à une consommation différée, du moins sur le court terme : « L’actu foot n’a pas énormément bougé entre le soir et le lendemain matin. L’After marche avec l’audience classique mais aussi en podcast. Nous avons été précurseurs dans plein de choses sur l’intégration des réseaux sociaux, les podcasts, et on a un public plutôt jeune qui correspond bien à la cible des podcasteurs ».

Et comme les gros succès entraînent de grosses attentes, forcément, quand l’émission n’est pas disponible aux routards de la nuit, aux joggeurs de la rosée ou encore aux usagers semi-réveillés des transports en commun, certaines dents grincent, et ce sont les collaborateurs de l’animateur qui rincent : « Je suis le premier dès qu’il y a un bug de podcast à hurler auprès des gens qui s’en occupent. Ce service, même gratuit, on le doit aux gens. Nous faisons partie de la vie des auditeurs, ce n’est pas tolérable que le podcast ne soit pas disponible le matin » tranche le fan inconditionnel du RC Strasbourg.

Des noces de cristal... et bien plus encore ?

Le producteur, lui, renchérit, et ce sont même « deux-tiers » des gens avec qui il converse sur l’After Foot qui le consomment en podcast : « Même si on aime l’émission, c’est peut-être plus sympa de l’écouter demain matin. Nous sommes la deuxième émission la plus podcastée derrière Les Grosses Têtes... ».

Au terme d’un Euro 2020 qui aura tourné court pour les Bleus, la saison 2021/2022 se lancera officiellement pour la bande à Gilbert. Les années passent, avec elles, une panoplie de joueurs et entraîneurs aux performances décortiquées, dont certains qui ont raccroché les crampons pour s’accrocher au micro de RMC. Un turn-over efficace calqué sur une philosophie intacte. Voilà plus de quinze ans que la team « After » perdure et son armoire à soirées n’entend pas mordre la poussière.

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