Cellule identité > Mathieu Delarive dit tout sur la série

mercredi 6 février 2008 à 13:03 |
M6/CORLOUER

Après avoir fait tourner la tête de Nicolas Gob dans Les Bleus, Mathieu Delarive revient sur M6, cette fois dans un des rôles principaux de Cellule Identité, la nouvelle production policière 100% française. En plein tournage, l’acteur abonné du petit écran revient, avec humour et sans détour, sur son parcours et nous en dit un peu plus sur sa nouvelle expérience télévisuelle

Emilie Lopez : Après l’épopée des Bleus en septembre dernier, vous êtes à l’affiche de Cellule Identité, la nouvelle production de M6. Comment vous êtes vous retrouvé dans cette aventure ?

Mathieu Delarive : Le plus simplement du monde, par la voie des castings. Dès que j’ai commencé à lire le scénario, je n’ai plus réussi à le lâcher ! Du premier épisode au dernier, j’ai tout de suite été pris par l’histoire. De mon côté, l’envie était là, on a fait des essais, et j’ai été pris.

Emilie Lopez : Quel est le rôle de la « Cellule Identité » ?

Mathieu Delarive : Nous formons une cellule imaginaire de la police française, puisque la cellule identité n’existe pas, elle a été inventée pour la série. Notre rôle est de redonner leur identité à des victimes non identifiées. Puis de tenter de découvrir ce qui leur est arrivé, de résoudre l’énigme autour du crime. Et à chaque fois, il y a un parallèle entre les victimes et les histoires personnelles des personnages.

Emilie Lopez : Que pouvez-vous nous dire sur votre personnage, Clément Valois ?

Mathieu Delarive : De prime abord, il a l’air très arrogant, froid, et arriviste. Il peut même avoir un certain côté antipathique. Mais au fur et à mesure, il va se révéler humain, attachant et touchant parce qu’il s’approprie l’histoire des victimes. Il a une profonde envie de savoir ce qu’il leur est arrivé, et de leur rendre justice. Au final, c’est un type qui gagne à être connu.

Emilie Lopez : Dans Les Bleus, vous n’aviez qu’un personnage secondaire. Cette fois, vous avez obtenu un des rôles principaux. Vous devez être comblé...

Mathieu Delarive : Pour moi, il n’y a pas de grand et de petit rôle. J’adore mon personnage dans Les Bleus, il est complexe et demande donc beaucoup de travail. Et ça, pour un acteur, c’est jouissif ! Dans Cellule Identité, mon personnage est beaucoup plus présent, tout aussi passionnant à jouer, et à interpréter, mais au même titre qu’il y a des bons et des mauvais films au cinéma, il y a parfois des grands rôles qui ne sont pas très intéressants, un peu vide et sans intérêt, et des rôles secondaires qui, sur quelques scènes, ont beaucoup de choses à faire passer.

Emilie Lopez : Quel parallèle peut-on faire entre Yann et Clément ?

Mathieu Delarive : Ce qui est extrêmement intéressant avec ces deux personnages, c’est justement qu’ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre ! Ils sont tous deux très complexes. Et c’est ce que j’aime. J’adore les personnages qui ont plusieurs niveaux.


Emilie Lopez : Si l’opportunité vous était donnée, préféreriez vous être lieutenant de police, comme Clément, dans une section telle que Cellule Identité ou préféreriez-vous le métier de Yann ?

Mathieu Delarive : Clément n’est pas lieutenant, mais capitaine ! Attention, je suis très à cheval sur le grade ! (rires). Ce qui est intéressant dans le métier de Clément, c’est cet esprit d’investigation, de recherche, recoller les morceaux... Pour ce qui est de Yann, qui travaille à la BAC (Brigade Anti-Criminalité - ndlr), j’aime le fait qu’il bouge, c’est un flic de terrain et d’action instantanée... Ces deux jobs auraient donc pu m’intéresser, car je suis quelqu’un de plutôt curieux.

Emilie Lopez : Le premier épisode de Cellule Identité va se retrouver face à un match de l’Equipe de France de football. La semaine suivante, ce sera contre Dr House. Cette rude concurrence ne risque pas, selon vous, de nuire à l’audience de la série ?

Mathieu Delarive : C’est vrai, Cellule Identité affrontera l’Equipe de France. Mais les Bleus sont mes amis ! (rires) Et j’aimerai bien, en tant que « bleu », battre les Bleus ! On verra ce que ça donne. Au final, je pense sincèrement qu’il y a de la place pour tout le monde, et le public choisit. Et il peut apprécier plusieurs types de programmes à la fois, et passer de l’un à l’autre assez facilement. Mais je ne suis ni programmateur, ni analyste des courbes d’audience. Pour moi, il n’y a jamais un soir de programmation idéal de toutes façons. Soit ça plait, soit ça ne plait pas, on ne peut pas être devin à ce niveau-là...

Emilie Lopez : Entre Les Bleus, R.I.S..., auxquelles s’ajoutent les séries américaines, le PAF est surpeuplé de séries policières. En quoi Cellule Identité se différencie-t-elle des autres ?

Mathieu Delarive : C’est une série originale, novatrice dans sa façon d’aborder les enquêtes, tant au niveau du scénario que de la façon dont c’est filmé. C’est une nouvelle construction scénaristique, avec une vraie originalité. Cette fois, l’enquête se construit au fur et à mesure du récit, avec nous et avec le téléspectateur. Lorsqu’il regarde un épisode, il est actif et réfléchit avec les personnages. C’est une bonne mécanique car le téléspectateur devient partie prenante, et est intégré à l’enquête.

Emilie Lopez : C’est également le cas dans certaines séries, Les Experts par exemple...

Mathieu Delarive : Je ne peux pas comparer, parce que je ne suis pas du tout un spécialiste de cette série ! Je regarde plutôt Prison Break ou Six Feet Under, qui est pour moi la référence absolue ! Côté séries policières, je préfère Columbo, Starsky et Hutch, Magnum, etc. Et j’aimais également beaucoup Alerte à Malibu ! Je trouvais ça passionnant de voir les techniques de sauvetage sur les plages californiennes ! (rires) C’est très important de voir comment il faut courir dans le sable ! (rires)

Emilie Lopez : Dans Les Bleus, vous interprétez un homosexuel. Comment avez-vous appréhendé ce rôle ?

Mathieu Delarive : La seule chose qu’il y avait à faire, c’était de se dire « bon bah cette fois, la personne que j’aime cette fois, c’est Nicolas Gob (Kévin) ! ». L’originalité du rapport entre Yann et Kévin vient du fait que l’on n’est pas du tout dans la caricature d’une relation homosexuelle. Pour moi, on est vraiment dans quelque chose de réaliste, et plus dans l’approfondissement d’une relation que juste dans une relation homosexuelle. Ce serait d’ailleurs réducteur que de ne la voir que sur ce plan-là.


Emilie Lopez : Comment se sont déroulées les scènes intimes avec Nicolas Gob ?

Mathieu Delarive : Dans tous les cas, elles sont difficiles à tourner ! Même si on a la plus jolie fille du monde dans les bras et que l’on est hétéro, on est au milieu d’une équipe, qui va vous dire « attention, te mets pas là, tu fais de l’ombre », « bon maintenant tu dois l’aimer ». On est dans tout, sauf de l’intimité ! C’est quelque chose de très technique, donc pas facile à faire, à la base. Alors est-ce que j’ai envie d’embrasser Nicolas Gob au quotidien ? J’avoue que je préfère Eva Green !

Emilie Lopez : Une seconde saison des Bleus est prévue. Serez-vous de la partie ?

Mathieu Delarive : La décision n’est pas entre mes mains, mais dans celles des auteurs. Néanmoins, j’ai entendu dire que le personnage de Yann revenait... Et ça me tenterait énormément, car c’est une super série. j’y retournerai donc avec plaisir !

Emilie Lopez : Pour l’heure, vous êtes en plein tournage d’une nouvelle série, cette fois pour TF1, intitulée Ligne de Feu. De quoi cela traite-t-il ?

Mathieu Delarive : Cette série relate la vie de 6 pompiers, vivant une vie classique alors qu’ils sont loin d’être classiques. Ils sont tous les jours confrontés à des drames humains, et doivent également gérer leurs drames personnels. A certains moments, ils sont obligés de se mettre entre parenthèses, à d’autres leur vie privée les empêche d’aller plus en avant dans leur profession... C’est très compliqué, il y a plein de cas de conscience assez forts...

Emilie Lopez : Votre parcours est principalement composé de rôles de télévision. Est-ce un choix, ou une nécessité ?

Mathieu Delarive : C’est plutôt la vie qui veut ça, et les opportunités. Pour l’instant la majorité des propositions qui me sont faites, et les plus intéressantes aussi, viennent de la télévision. Et je préfère avoir de beaux rôles en télé plutôt que des rôles qui ne m’intéressent pas au cinéma ou au théâtre. Je n’ai absolument aucun complexe par rapport à ça, je pense qu’il y a de très bons films au cinéma comme il y en a des pourris ! Ce n’est pas parce que c’est du cinéma que c’est nécessairement bien.

Emilie Lopez : En France, le passage de la télévision au cinéma est assez ardu. N’avez-vous pas peur que votre parcours vous porte préjudice de ce côté-là ?

Mathieu Delarive : Je pense que c’est difficile avec les gens qui ont un certain snobisme, qui se prennent la tête par rapport à ce qu’ils font. Aujourd’hui il y a des tas de gens qui passent de l’un à l’autre sans problème. Après tout, c’est le même métier. Et il y a, aujourd’hui, une diversité de proposition à la télévision qu’on ne retrouve pas nécessairement au cinéma. Alors pourquoi me priver ?

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