Jeremy Piven (Mister Selfridge) : « Après Entourage, on m’a catalogué »

Révélé au grand public par Entourage, Jérémy Piven portrait depuis le début de l’année l’homme d’affaire Harry Selfridge dans la série du même nom sur ITV. A l’occasion du 53ème festival de la télévision de Monte Carlo, l’acteur de 47 ans s’est confié à Toutelatélé sur cette nouvelle expérience, tout en revenant sur l’éventuel film Entourage. Entretien.

Publié le mardi 9 juillet 2013 à 18:37
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Jeremy Piven (Mister Selfridge) : « Après Entourage, on m’a catalogué »
©Diamond Girl Prod / Sol’s Luncheonette 

Robin Girard-Kromas : Avec Mr. Selfridge, vous investissez le genre du « period drama », à mille lieues de vos précédentes expériences. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Jeremy Piven : Justement parce que c’était différent ! (rires) Je ne trouverais pas ça intéressant de se répéter inlassablement dans sa carrière. Dans Entourage, nous étions sur une série incroyablement moderne, alors qu’avec Mr. Selfridge, nous revenons 100 ans en arrière. Tout cela est très excitant ! D’autant qu’avec ce nouveau personnage, j’ai énormément de matière sur laquelle travailler, ce qui est très agréable pour un acteur.

Mr. Selfridge est une série britannique. Auparavant, les acteurs anglais quittaient le Royaume-Uni pour tenter leur chance aux États-Unis. Aujourd’hui, vous faites le trajet inverse. Pourquoi ?

Car cela fait longtemps que je suis tombé amoureux de la culture britannique ! Plus jeune, j’ai étudié Shakespeare à Londres et j’étais un grand fan. Et l’ensemble du casting de Mr. Selfridge est tellement incroyable... Je vis un peu un rêve éveillé actuellement !

Downton Abbey est le « period drama » anglais à la notoriété la plus forte en France. Comment compareriez-vous les deux séries ?

Avant de rejoindre Mr. Selfridge, j’étais déjà un fan de Downton Abbey et plus globalement des « period drama ». J’adore le fait qu’on puisse nous comparer, mais les séries sont très différentes. Avec nous, l’histoire se déroule à la ville par exemple. En fait, en dehors de notre cadre temporel, il y a peu de points communs !

« Il y a peu de points communs avec Downton Abbey »

Comme beaucoup de séries britanniques, Mr. Selfridge compte peu d’épisodes pour sa première saison (10). Est-ce un luxe quand on est acteur ?

Oui, car avec plus de temps, on a l’occasion de produire une série de meilleure qualité. Au contraire, quand on est pressé et qu’on essaye de faire le maximum d’épisodes, c’est souvent au détriment de la qualité. Je suis donc ravi d’avoir six mois pour faire 10 épisodes, nous pouvons ainsi offrir au public la meilleure série possible.

En comparaison de votre expérience américaine, vous êtes-vous senti plus libre avec Mr. Selfridge ?

En réalité, c’est assez similaire. Selon moi, ITV est un peu comme HBO, ils font confiance aux créateurs des séries qu’ils diffusent, ils laissent les gens faire leur job sans intervenir tout le temps.

Vous sentez-vous plus proche de votre personnage dans Mr Selfridge qu’Ari Gold dans Entourage ?

Sur Mr Selfridge, je partage beaucoup de similarités avec mon personnage. Comme lui, je suis un américain qui tente de faire son trou en Grande-Bretagne. C’est l’inconnu pour moi comme c’était le cas à l’époque pour Harry, alors que personne ne faisait vraiment du shopping.

Partie 2 : le film Entourage et le spin-off sur Ari


N’y a-t-il pas une certaine forme de pression à jouer un homme appartenant à l’histoire ?

Dans ce cas précis, pas vraiment, car il n’y a avait aucun extrait vidéo de lui. Je n’avais donc pas à me soucier de bien imiter son phrasé ou son accent. Par ailleurs, la série mélange la réalité à la fiction, car les personnages secondaires sont majoritairement inventés.

Vous êtes-vous renseigné sur son histoire avant d’accepter le rôle ?

Absolument. J’ai un peu triché en lisant le livre sur lequel est basée la série. Mais cela m’a permis d’en savoir plus sur le personnage et a beaucoup facilité mon travail.

N’est-ce pas un peu frustrant de connaître à l’avance les intrigues de la série ?

Je sais ce qui va se passer, mais cela ne change rien. C’est comme dans une tragédie grecque, les gens vont toujours les voir alors qu’ils savent ce qui va se passer à l’avance. Ce qui est intéressant est de voir comme vont se dérouler ces intrigues.

Êtes-vous prêt à repartir pour huit saisons ?

Cela dépendra de ITV ! Mais ce n’est pas le genre de la chaîne, ici une série qui dure 3 ou 4 ans est déjà un succès. Cela dit, j’adore mon personnage, le casting est extraordinaire, donc je pense que pourrais faire cette série longtemps.

« Je ne sais pas pourquoi le spin-off autour d’Ari ne s’est pas fait »

Les dernières minutes de Entourage laissaient entendre qu’un spin-off autour d’Ari Gold était en développement. Que s’est-il passé ?

À chaque fois qu’on me dit cela, c’est très flatteur, car ça signifie que les gens voulaient voir plus de mon personnage, Ari. Cela dit, c’est une question qu’il faudrait poser à HBO, de mon côté, je n’en ai aucune idée.

Qu’en est-il à propos du film ?

On me pose souvent la question, car les fans attendent avec impatience le film. Le script a été écrit et désormais, il suffit de signer les contrats avec le studio. Le seul problème, c’est qu’il faudrait que le studio puisse voir par lui même l’envie des fans pour ce film. Comme on me reconnait, c’est à moi qu’on vient demander de faire le film Entourage, mais c’est les gens du studio qu’il faudrait aller voir ! Ils ne mesurent pas l’envie du public.

Outre Mr. Selfridge, avez-vous d’autres projets pour la saison à venir ?

On m’a proposé des films qui n’étaient pas forcément faits pour moi. On m’a proposé des rôles souvent proches de celui de Harry Selfridge. On a ainsi tendance à être catalogué quand on fait une série, comme ça a pu être le cas du temps d’Ari Gold. Maintenant, c’est à moi de leur prouver qu’ils ont tort.

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