Laurence Boccolini s’explique avant son départ de TF1

Pétillante et sympathique, Laurence Boccolini est à mille lieux du rôle qu’elle a tenu pendant six ans avec Le Maillon Faible. Plus proche de Mademoiselle Joubert que de l’animatrice tyrannique, elle prend les commandes du télé réalité américaine Qui veut devenir un super héros sur Sci-Fi. Entre temps, elle claque la porte de TF1. Laurence Boccolini revient sur un parcours à succès et nous dévoile ses envies de talk-show.

Publié le dimanche 5 août 2007 à 23:03
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Laurence Boccolini s’explique avant son départ de TF1
©Sci-Fi France / DR 

Tony Cotte : A partir du 16 août, on vous retrouve dans Qui veut devenir un super héros sur Sci Fi. Pourquoi avoir accepté un tel ce projet ?

Laurence Boccolini : C’est un programme qui me fait hurler de rire. C’est très ludique et impossible à regarder au premier degré. C’est déconnant et j’aime les choses déjantées. Ce n’est pas un projet que l’on m’aurait proposé sur le hertzien. A partir du moment où je peux m’amuser, je le fais.

N’était-ce pas également une opportunité pour surfer sur la vague après la sortie de Spiderman 3 et pendant la diffusion de Heroes sur TF1 ?

Je n’ai pas du tout percuté en le faisant. Je ne m’en suis rendu compte qu’après. La chaîne, elle, y a sans doute pensé pour sa diffusion.

L’émission ouvre sur l’accroche « En chacun de nous sommeille un héros ». Quel serait le vôtre ?

Je n’ai jamais eu la folie des super héros. En tant que fan de Star Trek, je dirais que le mien est M.Spock (rires). Il allie la force, la connaissance et la sagesse. En plus, il peut faire tomber les gens dans les pommes simplement en leur pinçant le cou. C’est génial (rires) !

Pour les besoins de l’émission, vous avez écrit vos textes. Après l’animation et l’écriture, la prochaine étape est-elle la production ?

Pourquoi pas ! Là je n’ai pas eu le temps de le faire car j’étais en tournage sur le film d’Arcady (Tu peux garder un secret, ndlr). Mais ce serait une bonne idée pour la seconde saison.

Vous avez déjà joué les scénaristes sur Mademoiselle Joubert pour TF1. Garderez-vous cette casquette pour les prochains épisodes ? (L’interview a été réalisée le 19 juillet dernier avant le départ de l’animatrice de la chaîne privée, ndlr)

Non. TF1 a choisi de ne pas me laisser l’écriture du prochain épisode. Mais je ne sais pas quand la série va revenir ou même si elle sera de retour ! En fait, je ne sais strictement rien...


... Le retour à l’antenne de Mademoiselle Joubert ne serait donc pas garanti ?

En principe, un épisode est prévu. On aurait dû le tourner cet été mais ce ne sera pas le cas. J’attends que l’on me présente un scénario. Tout va dépendre si je reste sur la chaîne ou non pour la saison prochaine.

TF1 ne souhaite donc pas vous retrouver à l’écriture d’une série. Les retours des épisodes précédents n’étaient pas positifs ?

J’ai eu de très bons retours mais ils ont préféré confier l’écriture à des auteurs maison plus à même de le faire. C’est leur droit. Et j’ai beaucoup de mal à m’adapter à des conventions strictes : peu de comédie et beaucoup de fond social. Je préfère le jouer.

Quelle a été votre première réaction en apprenant l’arrêt du Maillon Faible ?

Nous avons été peinés. L’annonce est tombée juste avant une session d’enregistrement. Je n’ai pas eu le temps de dire au revoir à l’équipe avec laquelle j’ai travaillé pendant six ans. Ce n’est pas dramatique. Je pense que c’est la durée moyenne d’un jeu. Nous aurions simplement voulu boucler la boucle. C’est un vrai sentiment de frustration d’autant plus que tout n’a pas été mis en œuvre pour sauver l’émission. Et le fait de la déprogrammer en permanence cette dernière année a joué en notre défaveur.

Pourtant les audiences continuaient à être satisfaisantes...

C’est ce que tous les journalistes me disent. Je ne peux pas vraiment répondre. Il faut demander à TF1. Sans doute Le Maillon Faible avait suffisamment de défauts pour être arrêté ? C’est dommage...

On vous sent déjà nostalgique. Replongeons un peu dans le programme. De toutes les spéciales, qu’elle est celle qui vous a le plus marqué ?

La première avec les Drag Queen a été extraordinaire. C’était à mourir de rire. La spéciale ventriloque était également hallucinante. Je m’attendais à quelque chose de simplement mignon. Au bout de 5 minutes, toute l’équipe était pliée en deux. Seules les marionnettes répondaient. Quand un crocodile répond aux questions et Nestor le Pingouin crie « Banque », c’est vraiment bizarre (rires). Mais j’ai pris du plaisir sur beaucoup de spéciales. Même si certaines ne m’ont pas branchée énormément du genre « Grands-parents / Petits enfants ». Ca ressemblait plus à Attention à la marche. Pour être dans l’esprit du Maillon, il faut forcément être un peu trash.


Vous auriez tourné récemment un pilote pour TF1. Où en est le projet ?

Ce n’est qu’une rumeur. Je n’ai rien tourné du tout.

Quel type de programmes aimeriez-vous que l’on vous confie ?

J’ai toujours dit vouloir faire une émission sur la déco. C’est un peu raté. Depuis quelques années, j’aimerais faire un talk-show le matin...

A la manière de Sacrée Laurence  ?

Non à la mienne. Il n’y a pas de raison de copier sur les autres et certainement pas ce qui a été fait sur M6. Le public qui applaudit à tout va, ça me saoule. Quand on a des gens qui viennent se confier, je ne vois pas l’intérêt d’avoir un chauffeur de salle. C’est ridicule. La réaction du public doit être spontanée sinon c’est raté. Je pourrais également faire une émission de deuxième partie de soirée avec du stand-up et des sketchs parce que j’en ai fait. Il pourrait y avoir des interviews et de la musique, c’est avant tout mon premier métier. Ce serait un rendez-vous où les téléspectateurs pourraient dire, un peu à la Dechavanne, « Tiens c’est chez Lolo ce soir, on va regarder ».

Si on ne vous propose pas cette émission, pourquoi ne pas la produire ?

Rassurez-vous, on ne me l’a jamais proposée (rires). C’est bien beau de produire mais il faut un diffuseur et il n’y a pas de case de libre. Elles sont toutes occupées par des grosses boites. Même si j’arrivais avec un produit fini, il n’y aurait pas de place pour moi. On ne va pas remplacer des trucs qui marchent par Laurence Boccolini.

Vous pouvez toujours miser sur une chaîne du câble et satellite ?

J’y songe sérieusement. Ce n’est pas là où on peut gagner de l’argent mais au moins on est content de ce que l’on fait !

A l’occasion d’un 93 Faubourg st Honoré, Thierry Ardisson vous a fait une proposition. Qu’en est-il ?

(rires) Thierry Ardisson a dit qu’il adorerait bosser avec moi. C’est réciproque. Je pense que cela se fera un jour mais il me l’a proposé en juillet. C’était un peu juste pour la rentrée. On se connaît depuis très longtemps. J’aime beaucoup son parcours, son personnage et ce qu’il fait. Que l’on soit d’accord ou pas avec ce qu’il raconte, ça tire toujours vers le haut intellectuellement. Maintenant qu’il a fait cette proposition à la télévision, j’espère qu’il ne va pas l’oublier (rires). Je sais qu’il aura une oreille ouverte à mes déconnades. Je n’aime pas les choses consensuelles. Je suis toujours prête à faire des trucs déjantés. Ca ne le choquera pas.


Si la télévision devait s’arrêter, privilégeriez-vous une carrière exclusivement de comédienne ?

Je ne peux pas vraiment m’autoproclamer comédienne après deux épisodes et un film. Mais si on devait me proposer que des rôles au cinéma, à la télévision ou au théâtre, j’accepterais volontiers. Ca procure un plaisir incroyable. Travailler avec Arcady était une expérience extraordinaire. Même si nous étions fatigués car nous nous levions tôt, je n’arrêtais pas de me dire « mon dieu, c’est Arcady ! ». En plus, j’avais un super beau rôle et j’ai travaillé avec Juliette Arnaud. C’était une très belle rencontre. Cette fille ira très loin. Si on m’offre la possibilité de revivre ça, je ne vois pas comment je pourrais refuser.

Sous la houlette de quel autre réalisateur aimeriez-vous travailler ?

Je rêve de tourner ne serait-ce pour des scènes muettes et gratuites avec Denys Arcand, même s’il faut aller au Canada pour ça. Idem pour Bruno Podalydès ou encore Brigitte Roüan. Mais je comprends que ces gens-là ne me voient pas comme une comédienne. A partir du moment que vous faites de la télévision, vous restez cataloguée comme animatrice.

Estimez-vous avoir une étiquette assez lourde...

(elle coupe) J’ai une étiquette TF1 assez lourde. En fin d’année, il y a eu beaucoup de contacts et plusieurs interlocuteurs dont je tairais les noms m’ont avoué ne pas m’avoir contacté pour animer sur d’autres chaînes car je suis trop « un produit TF1 » (rires). C’est hallucinant car je ne viens pas de la télé ! Je ne me considère pas animatrice. Pour moi, le Maillon Faible c’est de la comédie.

Une comédie qui vous ferme des portes aujourd’hui ?

On va dire que ça retient les gens d’en ouvrir. Je pense que même Sci Fi a dû hésiter avant de me le demander.

Et la musique pourrait également être un domaine vers lequel vous vous dirigeriez ? Vous avez écrit un titre sur le premier album de Marianne James...

J’avais écrit ce titre il y a 7 ans. J’étais très fière qu’elle l’ait mis sur son album. Je parlais de mon envie de faire un disque avec mon ami Michael Jones. J’avais des doutes. Je pensais que mes chansons n’intéresseraient personne. Il m’a dit qu’à partir du moment où elles m’intéressent moi c’est le principal. J’aimerais faire un album de rock.

Un genre musical peu enclin à accueillir une ancienne figure de TF1...

Pourtant je viens de là. J’étais journaliste rock. J’ai travaillé avec Bernard Lenoir. Encore aujourd’hui, beaucoup de gens me reparlent de mon époque à la radio comme Rien à cirer. C’est agréable. De toute façon, j’assume complètement ce que j’ai fait dans ma vie.

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