Paris Black Jack > Valéry Zeitoun

Pour la première fois, une chaîne de télévision va proposer du Black Jack sur son antenne. Pour présenter l’émission, Paris Première a fait naturellement appel à Valéry Zeitoun, amoureux des jeux de cartes. A cette occasion, le Directeur Général du label AZ revient pour Toutelatele.com sur le programme et n’hésite pas à faire le bilan de son parcours de ces dernières années. Rencontre avec un homme spontané et passionné...

Publié le jeudi 26 avril 2007 à 00:34
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Paris Black Jack > Valéry Zeitoun
©J.Morell / P.P 

Tony Cotte : Comment vous-êtes vous retrouvé à animer Paris Black Jack sur Paris Première ?

Valéry Zeitoun : La chaîne souhaitait faire une émission sur le black jack et mon nom est sorti unanimement au cours d’une réunion. Peut-être que j’évoque l’entertainment ? Mais je ne sais toujours pas qui leur a dit que je jouais au black jack depuis 20 ans ! En tout cas, j’ai accepté car c’est une manière de dire merci à ce jeu pour tous les malheurs et les bonheurs qu’il m’a procurés.

Tony Cotte : Vous parlez de « malheurs ». Sont-ils d’ordre financier ?

Valéry Zeitoun : Non pas du tout. Le terme plus approprié serait « sensations extrêmes ». Le black jack est un jeu qui fournit des émotions différentes en très peu de temps. En l’espace d’une heure, un joueur peut se dire qu’il est le roi du monde car il a tiré la bonne carte ou se considérer comme le plus grand des abrutis. C’est un petit condensé de la vie...

Tony Cotte : Vous présentez les différents participants comme des « joueurs d’exceptions ». Est-ce vraiment le cas de Virginie Efira ou André Manoukian ?

Valéry Zeitoun : C’est un mélange de joueurs confirmés et de ceux qui découvrent un peu le black jack. Je n’ai pas dit non plus « exceptionnels ». Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas pesé tous les mots que j’ai pu dire dans l’émission (rires).

Tony Cotte : Ce programme a un côté ludique et pédagogique à la fois. Le conseilleriez-vous aux néophytes qui veulent découvrir ce jeu ?

Valéry Zeitoun : J’ai fait de la post-prod pour expliquer en voix off les différents coups. Mais cela reste plus compliqué qu’au poker où on a le temps de commenter quand les joueurs réfléchissent. Le black jack est beaucoup plus rapide. Je pense que l’on peut évoluer et faire des progrès en regardant ce programme.

Tony Cotte : La présence du public était-elle vraiment nécessaire ?

Valéry Zeitoun : Je trouve ça plutôt sympa. Ça peut même pousser le joueur à faire une faute. Moi ça me fait marrer et ça permet d’avoir de l’ambiance, on s’emmerde un peu dans les émissions sans public où tout est calfeutré.

Tony Cotte : L’émission reste quelque peu difficile d’accès. Pensez-vous que Paris Black Jack soit adaptable pour une chaîne hertzienne ?

Valéry Zeitoun : Je n’en ai aucune idée mais j’adore Paris Première, c’est une des chaînes que je regarde. Mon emploi du temps ne me permet pas d’être souvent devant ma télé, mais je suis atterré quand il m’arrive de tomber sur certaines émissions. Je dois avouer que dans l’ensemble, mis à part le télé-achat et certaines vieilles séries, Paris Première est une chaîne créative qui me correspond.


Tony Cotte : Vous introduisez l’émission en décrivant le black jack comme un jeu qui allie « stratégie et hasard ». Peut-on dire qu’il y a des similitudes avec le marché du disque ?

Valéry Zeitoun : Vous êtes dur ! (rires) Quand on signe un jeune artiste, on parie sur lui et à ce qu’il rencontre son public. Au moment de la signature, seul l’artiste et le producteur sont convaincus de son talent. Une fois que cela fonctionne, tout le monde en a conscience. Il n’y a pas d’évidence pour autant, on peut dire qu’en effet, on peut trouver certaines similitudes entre les cartes et la vie artistique...

Tony Cotte : De la télé-réalité aux podcasts hebdomadaires, en passant par Paris Black jack et également le cinéma, le fait de multiplier les activités quand on dirige un label comme AZ, est-il mal vu dans la profession ?

Valéry Zeitoun : Le seul avis qui m’importe à ce jour est celui de mon patron. Le reste n’a pas d’importance. AZ va avoir 5 ans cet été et je suis très fier d’avoir une maison de disques où sont signés des artistes aussi divers que Chimène Badi, Grand Corps Malade, Kool Shen ou bien Michel Sardou. C’est un label éclectique à l’image de ce que je voulais et de ce que je suis. Le côté humain m’intéresse. La fameuse séquence de Popstars où je dis à Chimène Badi qu’elle peut faire une carrière le prouve. Toutes mes activités me permettent également d’appréhender ce qu’est un artiste. Je n’ai pas la prétention de l’être mais, comme eux, j’ai déjà été sous une pression artistique. Et le jour où je ferais une grosse merde, j’espère qu’ils seront là pour me le dire.

Tony Cotte : Refusez-vous de nombreuses propositions ?

Valéry Zeitoun : Il y a eu des films dans lesquels je n’ai pas souhaité apparaître. Pour une raison que j’ignore, on m’a même proposé d’être chroniqueur dans une émission people ! Je n’ai aucune vocation à l’être. Je ne sais pas poser mon cul derrière une table et juger ce qui est bien et mal. Je suis juste un petit producteur qui essaye de faire correctement son job et qui, parallèlement à ça, a la chance d’aller faire 3 ou 4 jours de tournage dans des films. Mais ce n’est pas à 41 ans avec une calvitie naissante que je serais le meilleur rôle masculin aux César (rires).

Tony Cotte : Aux yeux du grand public, demeurez-vous toujours le jury de Popstars 2 ?

Valéry Zeitoun : Ca a été le cas mais la situation évolue. Les gens m’appellent par mon prénom. Il m’arrive dans les boîtes de nuit que des mômes viennent me voir pour me rappeler ma défaite au Tournoi des As. Mais je sens du respect de leur part. Ca me fait toujours plaisir quand on me remercie pour avoir découvert Chimène Badi ou Grand Corps Malade. C’est une récompense si à mon petit niveau j’ai réussi à donner un peu de plaisir en faisant mon métier.

Tony Cotte : On annonce une possibilité de retour de Popstars sur TF1. Accepteriez-vous de faire partie de cette nouvelle aventure ?

Valéry Zeitoun : Pas du tout. Je l’ai déjà fait et je ne suis pas sûr que je puisse trouver mieux que Chimène Badi. J’ai été perçu tel que je suis. Je n’aurai rien de neuf à donner. Aujourd’hui, j’ai un label qui s’est équilibré. J’ai une philosophie différente. Popstars 2 a été un moment formidable de ma vie par lequel je ne repasserai pas. De toute façon, ils ne me le proposeront pas. Je ne suis pas assez jeune et beau pour ça (rires).

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