Patrice Laurent (producteur de Cut chez ALP) : « Pour cette saison 2, nous avons procédé à une montée en qualité artistique »

La deuxième saison de Cut débute ce lundi 6 octobre sur France Ô. Toujours tournée à la Réunion, la série monte en gamme et intègre de nouveaux personnages. Pour Toutelatele, Patrice Laurent, producteur de la série chez ALP, parle des nouveautés de cette saison 2 mais aussi des contraintes de tournage. Rencontre.

Publié le dimanche 5 octobre 2014 à 18:15
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Patrice Laurent (producteur de Cut chez ALP) : « Pour cette saison 2, nous avons procédé à une montée en qualité artistique »
©Philippe Leroux/ FTV/ Bold 

Benjamin Lopes : Pour cette saison 2 de Cut avez-vous procédé à des changements majeurs par rapport à la première saison ?

Patrice Laurent : En dehors des nouveaux personnages et des guests (Zaho et Télé, ndlr), nous avons effectué un « upgradage » important, que ce soit dans l’écriture, dans la dramaturgie ou dans la façon de tendre les histoires et de les rendre plus lourdes d’un point de vue narratif. La plus grande complexité des relations entre les différents personnages fait qu’on arrive vraiment à une série chorale où l’on a cinq comédiens qui jouent des rôles qui s’entremêlent en permanence.

Le dispositif technique est-il resté similaire ?

Nous avons procédé à une montée en qualité artistique avec plus de lumière, et on a travaillé le son. Ce sont des détails un peu techniques pour les téléspectateurs, mais des aspects indispensables pour nous. En matière de direction d’acteurs, grâce à un travail approfondi, on a d’emblée eu des comédiens qui se sont mis dans la peau de leur personnage de manière encore plus emblématique que ce que nous avions eu pour la première saison. Globalement, on a également développé pas mal de prises de vue par drone, ce qui donne une meilleure appréhension du décor général et un réel plaisir visuel.

Tourner à la Réunion offre un cadre idyllique. Quels sont néanmoins les inconvénients auxquels la production a été confrontée ?

Une des principales contraintes pour laquelle on ne peut rien faire, c’est tout simplement qu’il fait nuit à 18 heures. Nous ne sommes pas en mesure de modifier cet état de fait (rires). Et puis, autant dire la vérité, même si c’est un peu triste, le fait qu’il y ait des requins nous empêche de profiter de la mer. L’océan Indien est magnifique, mais on ne peut malheureusement pas l’exploiter. De façon plus importante cette année, nous avons eu aussi beaucoup de monde en terme de public autour des tournages, dans les rues, et ça nous a posés un petit souci d’organisation. Mais c’est resté gérable.

« Nous avons eu aussi beaucoup de monde en terme de public autour des tournages, dans les rues, et ça nous a posés un petit souci d’organisation »

La Réunion finance en partie cette série via des subventions. La région vous a-t-elle demandé de ne pas parler des requins dans Cut ?

Nous n’avons eu absolument aucune demande de cette sorte et nous étions totalement libres sur ce sujet. Dans le même temps, nous avions émis dès le départ la condition que Cut ne soit pas non plus une carte postale de la Réunion.

De par les subventions, vous êtes dans l’obligation de travailler avec des professionnels locaux, dont des comédiens qui sont parfois un peu en dessous du jeu des acteurs principaux. Comment le gérez-vous ?

Nous avons trouvé des solutions lors de la deuxième saison. Dans un premier temps, nous avons engagé d’autres comédiens qu’on ne connaissait pas et qui nous ont donné cette satisfaction. Dans un deuxième temps, un des comédiens importants réunionnais dont le jeu n’était pas bon a décidé de se former en prenant des cours aux États-Unis et il en est revenu transformé. La comédie, c’est un art, et certaines personnes font trois ans d’école et le niveau est toujours le même. Là, ce n’est pas le cas, on a donc eu beaucoup de chance. Par ailleurs, il nous est arrivé de modifier certains rôles de manière à ce qu’ils soient moins présents.

La série Cut parvient-elle à s’exporter à travers le monde ?

AB International s’occupe de la vente de la série. Il faut bien savoir que les ventes à l’international sont compliquées au démarrage. Le fait qu’il y ait 140 épisodes maintenant change la donne. Là, on a de bons espoirs avec la Belgique et la Suisse. Et les anciens pays de l’Est sont normalement également preneurs, comme la Slovaquie et la Hongrie. On est également en discussion avec l’Allemagne.

ALP produit essentiellement des programmes à gros budgets (Koh Lanta, Fort Boyard…). Cut dispose de moyens resserrés. La série peut-elle continuer sans les ventes à l’international ?

Clairement, oui, même si nous avons espoir que les ventes à l’international augmentent avec le nombre croissant d’épisodes.

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