Pékin Express : la finale > Fathi & Médi

jeudi 30 mars 2006 à 01:11 |
M6/P.Olivier

Depuis le 15 janvier dernier, dix équipes de candidats tentent la folle aventure de relier Paris à Pékin en auto-stop. Pékin Express a ainsi conquis le public sur M6. Et après 45 jours d’aventure, seules deux équipes peuvent disputer la finale. D’un côté, les deux amis plus soudés que jamais, Fathi et Médi. De l’autre, le père et son fils, Patrick et Christophe. A l’aube du dénouement, les finalistes évoquent leurs souvenirs aux lecteurs de Toutelatele.com.

Mélanie Perrot : Quel regard portez-vous sur ces 45 jours d’aventure de Pékin Express ?

Médi : J’ai vécu une aventure humaine, chaleureuse, remplie de mésaventures. Je garde en mémoire la course dans le désert de Gobi, les rencontres de Nina et Daisi et des papys corses.
Fathi : C’est une aventure extraordinaire qui nous a apportés beaucoup de bien - nous avons fait des rencontres fabuleuses, vu des paysages magiques, des images que je garderai toute ma vie - et beaucoup de mal - physiquement, j’ai perdu 8 kilos, Médi 7. Il y a beaucoup de pression, les nerfs craquent parfois. Mais mentalement, nous étions gonflés à bloc et nous avons toujours pris les choses avec bonne humeur.

Mélanie Perrot : Cette bonne humeur, quasi-constante, n’était pas un peu surjouée ?

Médi : Non ! Dès le deuxième jour, on s’est rendu compte qu’il était impossible de tricher. La caméra filme les joies et les galères. On ne pouvait pas mentir.

Mélanie Perrot : Si vous deviez garder un seul grand moment ?

Médi : Je vais faire plaisir à Fathi : je garderai tous les moments passés avec lui ! C’est moi qui lui ai demandé de participer à cette aventure. Si aujourd’hui, je lui proposais une deuxième galère comme celle-ci, je crois qu’il se mettrait sur messagerie pendant 45 jours (rires) Plus sérieusement, nous avons beaucoup partagé et nous nous sommes amusés. Pourtant, tous les matins en me levant en Russie, je voulais abandonner et rentrer chez moi.
Fathi : C’était une belle aventure avec Médi. Parfois, on se disputait mais cinq minutes après, c’était oublié. Nous avons des liens très forts et sommes toujours restés solidaires. Je dois aussi dédier cette aventure aux familles qui nous ont hébergés. C’était tellement touchant qu’il m’arrivait de pleurer hors caméra.

Mélanie Perrot : Quel est l’aspect de Pékin Express qui vous a le plus déplu ?

Médi : La Russie, c’était l’enfer ! On s’en est bien tiré mais on s’est quand même retrouvé face à des gars qui avaient des mitraillettes. En partant, tout ce qu’on voulait, c’était ne pas dormir dehors et ne pas crever la dalle. Ce sont les deux choses qui auraient pu nous faire flancher.
Fathi : Ce qui m’a le plus déplu, c’est la course. On faisait en moyenne 900 kilomètres par jour. Et il y a tout le côté logistique : on attendait parfois entre 3 et 5 heures avant le classement. Mais je tire mon chapeau à la production.


Mélanie Perrot : En regardant l’émission, on a l’impression que vous êtes un peu les chouchous de Stéphane Rotenberg...

Médi : En tout cas, on n’était pas ses chouchous financièrement ! Il ne nous a jamais donné plus d’un euro par jour et par personne dans notre pochette ! Il participait aussi au jeu. On l’adore, c’est un mec extra et humble et puis il peut nous présenter des Bachelorettes... On s’appelle pour prendre des nouvelles.
Fathi : C’est vrai qu’on s’entendait bien, on le vannait tout le temps. Mais nous n’étions pas ses chouchous : il devait rester en retrait et faire son métier.

Mélanie Perrot : Vous avez dû rivaliser avec des vétérans. Cela vous a-t-il gênés parfois ?

Médi : Non, il n’y avait pas de compétition entre les papys corses et nous. Ce sont des amis et nous avons vécu la même aventure. Nous étions tous les quatre aussi marrants et aussi joyeux. C’est pourquoi une finale contre Paul et Louis aurait été trop gentille, ça nous aurait fait mal au cœur. Nous les avons souvent au téléphone et il paraît que toute la Corse nous attend. Ça promet pour les vacances...
Fathi : Il ne fallait pas toucher à Paul et Louis, nous étions leurs gardes du corps ! Et parfois, ils nous ont fait peur notamment lors de l’épreuve d’immunité dans le désert de Gobi. C’était déjà très dur pour nous qui sommes jeunes alors l’avoir fait à 65 ans, c’est extraordinaire.

Mélanie Perrot : Selon vous, quels ont été les meilleurs concurrents ?

Fathi : C’est nous ! On nous a pris pour des nazes. Certains avaient le vice, nous on avait le tournevis ! (rires) On a vécu Pékin Express naturellement, sainement. C’était des vacances mais nous étions aussi là pour la compétition.

Mélanie Perrot : Que pensez-vous de Patrick et Christophe, que vous avez surnommés Pipo et Chico, et que vous affrontez en finale.

Médi : Ce n’étaient pas les meilleurs concurrents, ils nous ont pris pour des rigolos. Ils étaient vicieux et méchants. Ils se levaient avant le soleil, ils étaient trop structurés. Nous n’avions pas d’atomes crochus. Et nous étions des adversaires costauds et on les effrayait.
Fathi : Ils avaient peur de nous parce qu’ils n’avaient pas confiance en eux. Ils nous narguaient pour qu’on craque mais mentalement nous étions blindés. Au début, on a voulu sympathiser avec eux et ils nous ont rejetés.


Mélanie Perrot : Et les tropéziens, Carolina et Stéphane ?

Médi : On aurait bien voulu une finale contre Carolina et Stéphane. Ils nous ont épatés : ils ont réussi à se faire offrir des nuits d’hôtel. Nous, on n’a jamais réussi. Leur handicap, c’était leur pacte avec Pipo et Chico ! Enfin, ils nous ont invités à Saint Tropez.
Fathi : Si nous avions été en finale contre eux, on aurait mis une grosse fessée à Carolina (rires). On s’entendait bien avec eux. Ils avaient des comportements spéciaux mais ils étaient adorables.

Mélanie Perrot : Entre les « deux beaux garçons » que vous êtes et les « deux belles nanas » que sont Nina et Daisi, y a-t-il eu idylle ?

Médi : En un mois, on s’est bien éclaté et on s’est forcément rapproché. Il faut appeler un chat, un chat : nous ne sommes pas vilains et elles ne sont pas vilaines. Disons qu’on s’est bien détendu... Il faut dire que le casting était bien fait : deux couples de célibataires...
Fathi : On s’est très bien entendus. Il y a eu un bon feeling mais pas d’amourette. Et puis parfois, il faut laisser le mystère planer.

Mélanie Perrot : Si vous remportez la finale, que ferez-vous de l’argent ?

Médi : Je ferai profiter de l’argent à tout le monde. Ce sera l’accomplissement de toutes les galères qu’on a vécues. Et puis, je vais vendre mon sac à dos aux enchères au profit d’une association.
Fathi : J’aimerais bien acheter un appartement et aider mes parents à finir les travaux dans leur maison. Je pense aussi à monter une société avec Médi.

Mélanie Perrot : L’aventure Pékin Express vous a-t-elle encore plus rapprochés ?

Médi : On se connaissait déjà bien avant de partir : je suis un peu le petit frère de Fathi. Je n’aurais jamais pu vivre cette aventure sans lui, ni lui sans moi. Notre amitié vaut de l’or.
Fathi : J’avais moins de baisses de moral que Médi qui, en Russie, voulait abandonner tous les matins. Mais nous étions sur la même longueur d’ondes. Il m’a surpris par son énergie et son dynamisme.

Mélanie Perrot : Vous avez le profil parfait du candidat de télé-réalité, auriez-vous participé à d’autres émissions de ce genre ?

Fathi : Je n’aurais pas fait Loft Story. Lorsqu’on a commencé le casting, j’ai tout de suite demandé si c’était un programme du genre L’île de la Tentation, je n’avais pas envie de participer à une émission comme celle-ci. Finalement, le coup du hasard nous a réussi. Le jour où nous sommes partis, c’était le jour du bonheur. Les retombées du jeu sont très positives.
Médi : Il y a des tas d’anonymes qui nous ressemblent et nous félicitent dans la rue. L’aventure qu’on a vécue plaît à tout le monde.

 Lire l’interview de Patrick & Christophe, l’autre duo finaliste de l’aventure Pekin Express

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