Stéphane Plaza (L’homme de la situation) : « Ce qu’on dira, je m’en fous, du moment que le public est content »

Valeur sûre de M6 avec des émissions comme Maison à vendre, Recherche appartement ou maison ou encore On ne choisit pas ses voisins, Monsieur Immobilier est aussi un acteur qui s’est produit sur scène, et continue de tourner la série de « L’homme de la situation ». Pour Toutelatele, Stéphane Plaza revient sur cette expérience, et cette double casquette animateur/comédien parfois compliquée à gérer.

Publié le mardi 17 février 2015 à 19:33
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Stéphane Plaza (L’homme de la situation) : « Ce qu’on dira, je m’en fous, du moment que le public est content »
©Aurelien FAIDY/M6 

Marion Olité : A-t-il été facile de vous glisser à nouveau dans la peau du personnage, le lunaire Alex ?

Stéphane Plaza : Oui, car je ne suis pas très éloigné du personnage. J’ai un côté très gaffeur comme Alex, à oublier mes clés dans ma voiture et fermer les portes ! Et puis, j’ai travaillé avec une équipe que je connaissais, des chefs op qui sont revenus, car ils avaient pris du plaisir à tourner le premier épisode. Ça fait toujours chaud au cœur. On ne va pas se mentir, on vient aussi pour travailler et gagner de l’argent. Mais voir des personnes qui arrêtent certains projets pour revenir tourner avec vous, parce que ça a été une vraie rencontre, c’est super.

Pensez-vous qu’Alex ait évolué entre les deux épisodes ?

Honnêtement, le personnage évolue très lentement. Il est toujours aussi naïf et candide. Il possède un cœur gros comme ça, qui le pousse à aller rencontrer les gens, à essayer de tirer le meilleur d’eux. Ce qui est intéressant, c’est que ça va d’une petite fille désœuvrée au réceptionniste d’un hôtel. Alex s’intéresse à tout le monde. Il ne gagne pas beaucoup en maturité par contre. Sexuellement, il est moins foufou que dans l’épisode 1, où on le voyait carrément nu. Si vous ne me croyez pas, repassez-vous les scènes au ralenti (rires) !

Ces scènes ne vous gênent-elles pas ?

Elles sont beaucoup plus suggérées ou imaginaires dans cet épisode. On le voit avant ou après l’acte, mais pas pendant. On laisse le suspens. Mais ces scènes sont les plus terribles à jouer pour moi. J’ai demandé à ce qu’il y en ait moins que dans le premier téléfilm. Je me suis dit aussi que j’aimerais rentrer chez moi tranquille. Tout le monde ne va pas comprendre que je roule des pelles à tire-larigot (rires) ! Surtout, ce n’était pas utile à l’histoire. On est parti sur une scène de gag cette fois-ci. Mais c’est vrai que Alex « pécho » beaucoup (rires) !

Dans le deuxième épisode de L’homme de la situation, diffusé ce 17 février à 22h35 sur M6, comment s’est déroulée la collaboration avec Delphine McCarty ?

Je ne la connaissais pas, mais on a beaucoup d’amis en commun. Elle est mariée au chef Christophe Michalak et je connais bien Cyril Lignac. Elle avait des anecdotes sur moi avant que l’on se rencontre ! Je l’ai donc prise sur la série parce qu’elle pouvait me faire chanter (rires). On s’est vite trouvé. Elle a toujours la pêche, le sourire, et on a le même sens de l’humour décalé.

Son mari Christophe Michalak vient faire un petit clin d’oeil dans le téléfilm...

Oui, mais je n’y suis pour rien ! Il nous a coûté cher. Il est très demandé. Il a fallu que je donne 20% de mon salaire (rires). Sur le premier épisode, je découvrais les conditions de tournage, et on apprenait à travailler ensemble avec Didier, le réalisateur. Là on a pu aller plus loin, rajouter des séquences comme celles de Christophe, improviser...

Vous vous sentez plus à l’aise maintenant dans la peau d’Alex ?

Oui, au début on est toujours un peu en retenue. On se sent jugé. J’étais attendu au tournant, même si je ne me considère pas comme un acteur. Cette fois, on se libère un peu plus, et on improvise, comme à la fin de l’épisode avec Michel Jonasz quand on se déguise. Ce n’était pas du tout prévu. Ils nous ont pris pour des fous (rires) ! Il a le même grain de folie que moi. On est vraiment là pour prendre du plaisir. Je pense qu’on a tous compris ça.

« Je ne me considère ni comme un animateur, ni un comédien, mais comme un homme curieux »

Une séquence vous a-t-elle marqué plus qu’une autre pendant le tournage ?

Oui, la scène de la soirée mousse ! Elle a eu lieu avec un grand videur qui fait au moins 4 mètres de haut. Il doit me jeter, mais il n’osait pas trop. Alors, je lui dis : « Balance-moi, on va pas refaire cette prise quinze fois ! ». Je l’avais en plus titillé comme un gosse pendant 10 minutes. Il m’a pris, il m’a lancé et il m’a explosé le genou (rires) ! Pendant une semaine, je me suis massé le genou. Didier, le réalisateur, s’est gentiment moqué de moi et de ma méthode « Actor’s studio ». On a tourné cette séquence que deux fois. On a gagné du temps, mais mon genou s’en rappelle !

Comment avez-vous géré le fait de travailler avec une enfant ?

Elle est très douée. Et je tiens à dire qu’elle est chipie dans la vie aussi (rires). L’avantage pour moi, c’est que j’avais déjà tourné avec deux nourrissons dans le premier épisode. J’avais deux bébés et deux autres ados à gérer. Ils m’ont baptisé « très fort » sur le plateau à l’époque (rires). J’étais donc armé. À côté, avec Sixtine Dutheil (qui joue le personnage de la petite fille), c’était une récréation totale. Donc oui, c’est toujours difficile de travailler avec des enfants, mais ça m’a paru beaucoup plus simple que le premier. J’étais très à l’aise.

Dans quel métier aimeriez-vous voir Alex pour un prochain épisode, l’immobilier peut-être ?

On avait fait un petit clin d’oeil dans l’épisode 1, où je disais qu’agent immobilier était un boulot vraiment très facile (rires). Je ne voudrais pas me mettre toute la profession à dos. Je pense plutôt à quelque chose de sportif : un Tour de France, un tennis ou alors un chanteur. Garde du corps, c’est une bonne idée aussi. L’important, c’est quels partenaires vont m’entourer. Si je dois m’occuper de Johnny Hallyday par exemple, je signe direct ! Ce serait un rêve absolu.

Comment vivez-vous ce statut d’animateur/comédien, qui peut faire grincer des dents ?

Honnêtement, je ne me considère pas comme un animateur, ni comme un comédien, mais comme un homme curieux, qui a la chance de se faire plaisir. Pourquoi je refuserais quelque chose qui me fait plaisir ? On me paie pour faire ça, je le fais, bien sûr ! Je suis entouré de talents qui ont joué dans de nombreuses choses, et qui ne me prennent pas de haut. Ils voient que je suis simple et humble. Après c’est toujours agaçant d’entendre des attaques comme « Il prend la place des autres » etc. Ce genre de téléfilm s’écrit sur un nom, et ça donne du travail à tout le monde. Je suis agacé par cette hypocrisie autour de ça. Après, ce qu’on dira, je m’en fous, du moment que le public est content. Il y a aura toujours de la jalousie...

D’autres chaînes de télé vous ont-elles approché ?

Oui, mais j’ai toujours dit qu’il ne faut pas être plus royaliste que le roi. Tant que je ne suis pas malheureux, et loin de là, je ne vois pas pourquoi j’irais voir ailleurs. D’autant que M6 m’ouvre des portes, et ne me catalogue pas. On m’a laissé ma chance avec Karine Le Marchand en binôme. Partir en camping-car avec Karine Le Marchand, c’est le rêve ! Si je pouvais partir toute l’année avec elle voir les voisins, je le ferais (rires). Et pour L’homme de la situation, je n’ai rien demandé. C’est Pascale Breugnot (productrice, Ego Productions, ndlr) et Bibiane Godfroid (ex-directrice de l’antenne de M6, ndlr), qui sont venues me voir. Tant qu’on m’ouvre des portes, pourquoi aller tenter le diable ? Je ne devrais pas dire ça, ça va me faire louper des négociations (rires).

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M6   FICTIONS   STEPHANE PLAZA  

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