samedi 28 juin 2014 à 13:14 par ,

Les personnages lesbiens, gays, bi et trans marquants dans les séries TV

Sophia Burset (Orange is the new black)

Sophia Burset (Orange is the new black)
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Condamnée pour fraude par cartes de crédit, Sophia est incarcérée au centre pénitentiaire de Litchfield. Elle y occupe la fonction de coiffeuse et interagit ainsi avec l’ensemble des autres détenues. À l’occasion d’un épisode centré sur ce personnage dans Orange is the new black, les téléspectateurs ont pu découvrir Sophia avant qu’elle ne soit une femme. Pour l’incarner avant transformation, la production a bénéficié d’un atout de taille : Laverne Cox a un frère jumeau.

Cette exposition permet à l’actrice, ancienne animatrice de la télé-réalité TRANSform Me pour VH1, d’être porte-parole pour la communauté LGBT. Consécration pour celle qui, en tant qu’activiste, multiplie les meetings et les apparitions dans les médias : Laverne Cox a été la première femme transsexuelle à faire la Une du Time Magazine. Lors de la dernière cérémonie des GLAAD Awards, elle a été récompensée du prix spécial de Stephen F. Kolzak, comme Ellen DeGeneres, Anna Heche ou encore Chaz Bono avant elle.

- GLAAD Awards : la série Orange is the new black récompensée

Paige McCullers (Pretty Little Liars)

Paige McCullers (Pretty Little Liars)
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Paige McCullers (Lindsey Shaw) ne devait apparaître que trois épisodes de la saison 1 de Pretty Little Liars. Mais finalement, le personnage est resté à Rosewood. C’est un exploie d’être encore en vie en début de saison 5 (actuellement diffusée sur ABC Family). Etre amoureuse d’Emily Fields, c’est un peu signer son arrêt de mort. (Une pensée pour Maya.) Mais le parcours de Paige est un des plus intéressants de la série. Il fait d’elle un des personnages lesbiens les plus populaires et marquants du petit écran. L’adolescente moquée, isolée, agressive, ayant intériorisé une homophobie, est devenue une jeune fille sûre d’elle et épanouie. Son évolution psychologique, et physique, passe par des moments forts. A commencer par son émouvant et difficile coming-out. « Si je dis à voix haute »Je suis gay« , ça va tout changer. »

« A ce moment-là, je ne pense pas que j’avais pleine conscience de l’importance que ça aurait pour les gens de voir ce genre de coming-out, ni à quel point Paige deviendrait importante pour les gens » raconte Lindsey Shaw (Afterellen).

Dom (Looking)

Dom (Looking)
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Le personnage de Patrick bénéficie d’un temps d’antenne plus important que ses amis Agustín et Dom dans la première saison de Looking. Pour autant, ce dernier, incarné par l’Australien Murray Bartlett, permet à la fiction américaine d’aborder une problématique réelle, celle de l’âgisme et de la crise de la quarantaine.

L’acteur vu dans un épisode de Sex and the city prête ses traits à un homme qui dresse un bilan pessimiste de son existence : il n’a pas de relation amoureuse, ne ressent plus vraiment de satisfaction à enchaîner les plans avec des partenaires plus jeunes, prend conscience que son pouvoir de séduction peut s’arrêter à tout moment et est contraint d’être serveur à défaut d’avoir son propre restaurant. « Il n’est pas la personne qu’il pensait être à cet âge, explique Murray Bartlett dans un entretien accordé à Vulture. Il réalise que fréquenter des garçons trop jeunes ne peut pas déboucher sur une relation sérieuse. » La rencontre entre Dom et Lynn, incarné par Scott Bakula, va être un véritable enseignement.

- Looking : qu’est-ce qu’être gay aujourd’hui ?

Santana Lopez (Glee)

Santana Lopez (Glee)
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En mai 2014, l’éviction supposée, infirmée puis partiellement confirmée de Naya Rivera au générique de Glee a permis à certains médias de rappeler que la série de FOX tenait aussi des figures qui n’étaient pas qu’unidimensionnelles. Certes Santana Lopez reste un personnage secondaire, mais son évolution a été particulièrement notable au fil des saisons. Sa relation avec Brittany a constitué l’un des points forts de la fiction, en passant d’une simple extension ludique de l’hétérosexualité à une véritable relation amoureuse. Laquelle a permis aux auteurs d’explorer des problématiques finalement communes à tous les couples, comme la
relation longue distance.

« Je ne pensais pas que ça irait aussi loin. Mais je suis contente que ce soit le cas, affirmait l’actrice en 2011 au Los Angeles Times. Beaucoup de fans ont pu nous dire qu’ils se reconnaissaient à travers les situations vécues par les personnages. J’ai entendu des lycéennes nous remercier pour l’aide apportée lors de leur coming out »

Orange is the new black

Orange is the new black
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Peut-on faire plus queer que la série Orange is the new black ? Le succès de Netflix peut compter sur un éventail inédit : un personnage transsexuel, une héroïne ouvertement bi ainsi que plusieurs lesbiennes. Et forcément un établissement pénitentiaire impose une proximité, moteur de relations amoureuses et/ou rapports sexuels. Par défaut, ces derniers ont souvent lieu dans la chapelle de Litchfield. Une situation propice pour traiter de la sexualité et la religion, deux des principaux thèmes abordés par la série.

Et si cette exposition a pu permettre à certaines téléspectatrices de s’identifier, elle a été comme un catalyseur pour l’une des scénaristes. En mai 2014, Lauren Morelli, membre de l’équipe des auteures d’Orange is the new black, raconte son histoire sur le site PolicyMic.com : « Lors de la première saison, nous nous sommes engagés dans de longues discussions sur le sexe, sur les genres et sur nos propres expériences. (...) J’ai réalisé que j’étais gaie à l’automne 2012, pendant l’un de mes premiers jours dans l’équipe. Ce n’était pas tellement une révélation soudaine, mais plus l’accumulation de nombreux petits détails. »

En 2014, Orange is the new black obtient le GLAAD Awards de la “Meilleure comédie”.

- GLAAD Awards : la série Orange is the new black récompensée

Christian Mann & Oliver Sabel (Verbotene Liebe)

Christian Mann & Oliver Sabel (Verbotene Liebe)
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Fréquemment menacé d’annulation au vu de ses audiences sur la pente descendante, le feuilleton quotidien Verbotene Liebe reste un exemple à suivre en matière de représentation de l’homosexualité. Outre Rebecca et Marlène, Oliver Sabel et Christian Mann forment l’un des couples emblématiques de la fiction, au point d’avoir une notoriété internationale. Les passages des deux hommes sont tous compilés et traduits en anglais sur les plateformes de vidéos en ligne où ils cumulent des centaines de milliers de vues. Si en dehors de leur relation les deux personnages peinent à exister, le duo, élu « Most Beautiful Couple » aux German Soap Awards en 2011, est l’occasion d’aborder de nombreuses thématiques dans une série grand public, comme l’homophobie dans le milieu sportif (la boxe) et au sein des institutions publiques, l’exposition aux maladies sexuelles transmissibles, le mariage entre couple de même sexe ou encore les relations longues distances.

Les deux interprètes, Thore Schölermann et Jo Weil ont été jurés lors de l’élection de
Mr. Gay World en 2009 et ont participé, ensemble, à l’édition allemande de Splash en 2011.

Cosima Niehaus (Orphan Black)

Cosima Niehaus (Orphan Black)
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Au Canada, le nébuleux univers des clones d’Orphan Black - dans lequel la performance de Tatiana Maslany est exceptionnelle - ne néglige pas la visibilité queer. Notamment, à travers le personnage de Felix (Jordan Gavaris) et surtout, celui de Cosima. « Nous embrassons l’idée que chaque humain a le potentiel pour être tout. Et je crois que ça ouvre la porte à tous genres de dialogues à propos de la sexualité et du genre » a raconté la comédienne aux neuf visages (EW). Cosima est une jeune et brillante scientifique bisexuelle, qui s’emploie à découvrir l’histoire de son génome, et qui a par ailleurs débuté une relation intime et complexe avec Delphine, jouée par l’actrice québécoise Evelyne Brochu (Tom à la ferme).

A noter qu’au Québec le meilleur de la représentation se fait sur la toile : les webséries Coming Out de Mathieu Blanchard et Féminin/Féminin de Chloé Robichaud.

Marlene Wolf & Rebecca von Lahnstein (Verbotene Liebe)

Marlene Wolf & Rebecca von Lahnstein (Verbotene Liebe)
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Verbotene Liebe est diffusé outre-Rhin depuis 1995. Les intrigues de ce soap allemand n’ont rien à envier aux Feux de l’amour. C’est même plutôt l’inverse puisque l’homosexualité est quasiment absente du feuilleton américain. Tandis que VL se montre plus libéré. En 2012, le soap a donné un équivalent féminin à Olli & Christian avec le couple Marlene & Rebecca. Certes, avant elles, il y a notamment eu Carla et Stella. Mais comme Olli & Christian, « Marbecca » passionne un public international. Le couple a même eu droit à une courte websérie.

Rebecca von Lahnstein est une jeune styliste aristocrate. Marlene von Lahnstein, née Wolf, est une chanteuse de comédie musicale. Si les deux jeunes femmes portent le même nom de famille, c’est que Marlene a été mariée à son frère aîné. Et lorsque leur histoire d’amour commence, Marlene est fiancé à Tristan, le second frère de Rebecca. (Les joies des soaps opéras !) Dans un premier temps, le couple se développe donc autour du secret, de l’interdit (ce qui s’applique bien au titre) et du refus de Marlene d’assumer une identité homosexuelle. L’amour empêché, les disputes et le désir retenu offrent aux deux comédiennes (Melanie Kogler et Tatjana Kästel) leur meilleures scènes. Bien sûr, Marlene et Rebecca ont fini par s’aimer au grand jour. Mais le genre veut que les récits ne fonctionnent qu’à travers le conflit. Les fans rêvaient d’un mariage. Début 2014, c’est la rupture (Melanie Kogler ayant provisoirement quitté le feuilleton).

Verbotene Liebe s’emploie à montrer que l’amour n’a pas de genre. Et rejoint la lutte contre les discriminations. Melanie Kogler, Tatjana et leurs partenaires à l’écran ont notamment défilé lors du Christopher Street Day de Cologne 2013.

Will Lexington (Nashville)

Will Lexington (Nashville)
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Attention, cette slide comprend des spoilers sur la saison 2 de Nashville
Si ce prime-time soap retranscrit une réalité du monde de la country music outre-Atlantique, il en est de même pour l’homosexualité avec le personnage de Will Lexington. Genre musical très prisé de l’électorat républicain, la country entretien souvent une idéologie conservatrice par le biais de ses paroles, où il est question d’attirance pour le sexe opposé, d’un goût prononcé pour l’alcool, de gros cylindres, et, forcément le respect de la religion. Les interprètes masculins sont souvent érigés en modèle de virilité. Autant dire que dans cet univers, un jeune homme ouvertement homosexuel est peu enclin à trouver son public.
Au fil de ses apparitions, Will, joué par un Chris Carmack habitué à incarner l’archétype du sportif bourrin dans les séries, ne s’accepte pas. Il vit son attirance pour les personnes du même sexe comme une malédiction, au point de tenter de se suicider. Finalement, pour se convaincre et assurer sa couverture, il va jusqu’à épouser une jeune révélation de la musique country.

Stef Foster & Lena Adams (The Fosters)

Stef Foster & Lena Adams (The Fosters)
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The Fosters, c’est l’anti-7 à la maison. La série est centrée une famille homoparentale et interraciale de San Diego. Dans la série, il est question, entre autres, d’éducation, d’adoption, de donneur de sperme, de pilule du lendemain, de religion (le père de Stef est homophobe) et de mariage...

A la fin de l’épisode 1.10, Stef (Teri Polo) et Lena (Sherri Saum) se marient (union célébrée par Stephen Collins !) et dansent avec leurs cinq enfants sur « Same Love » de Macklemore & Ryan Lewis. Véritable hymne à l’égalité des droits, la chanson souligne alors l’ambition assumée par les scénaristes. Et résume la tonalité de la série : un équilibre entre une série familiale banale et un discours progressiste et politique étonnant.

The Fosters a reçu le GLAAD Award de la série dramatique 2014. « Ce prix compte tellement pour nous parce que nous croyons sincèrement que le divertissement a le pouvoir de changer le monde », a déclaré le cocréateur, Peter Paige, lors de la cérémonie.

- The Fosters : comment Jennifer Lopez a permis à la série de voir le jour

Patrick (Looking)

Patrick (Looking)
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Le réalisateur et scénariste Andrew Haigh s’est associé à Michael Lannan pour proposer Looking, une série américaine de huit épisodes adaptée du court-métrage de ce dernier, Lorimer. Cette collaboration s’intéresse au cas de trois amis homosexuels à San Francisco, ville californienne souvent considérée comme la capitale de la libération sexuelle. À la tête du groupe, du moins en termes d’exposition, les téléspectateurs peuvent retrouver Patrick, incarné par Jonathan Groff. L’acteur, ouvertement gay, a été médiatisé au moment de l’arrivée de la série pour sa voix prêtée au personnage de Kristoff dans La reine des neiges, le succès de Disney.

Le héros, un video game designer de 29 ans, est prêt à tout pour avoir un petit ami. La première scène du pilote, symbolique, le voit sortir non sans mal de sa zone de confort. Ce boy next door qui assume sa sexualité, malgré une timidité apparente, cherche sa place au sein de la communauté homosexuelle et tente de comprendre, tout au long de la première saison, ce qu’il veut vraiment.

- Looking : qu’est-ce qu’être gay aujourd’hui ?

Laure et Julie (Les Revenants)

Laure et Julie (Les Revenants)
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A la télé française, les personnages LGBT parmi les héros récurrents se comptent sur les doigts d’une main. Et ils sont plus présents sur le service public (en particulier France 3) que sur les chaînes privées. Côté personnages lesbiens, on peut citer Charlotte Lepic (Fais pas ci, fais pas ça), Éva Blum (Falco), Fred (Vaugand) ou encore Marguerite (Un village français saison 5), mais on préfère parler de Julie (Céline Sallette) et Laure (Alix Poisson), les Catwoman et Batman des Revenants (Canal+). Le choix de ces deux super-héros n’est pas anodin. Il entre en résonance avec les deux personnages. Le développement de leur histoire, chargée d’amour, de traumatisme et de non-dits, se fait en pointillés. Car lorsque l’on rencontre l’infirmière, cachant ses blessures sous des vêtements pour homme, et la gendarme, elles sont déjà séparées. Le public a envie qu’elles se retrouvent. Le « reste avec moi » de Laure lors du final résonne encore. On en veut plus et on a hâte de les revoir dans une saison 2, qui se fait attendre.

Lauren Lewis (Lost Girl)

Lauren Lewis (Lost Girl)
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Emancipation et transgression. La science-fiction est un genre qui abrite plus volontiers les personnages queer que d’autres. Bo Dennis (Anna Silk), la femme succube et « perdue », est l’une d’entre eux. L’héroïne bisexuelle, qui se nourrit de l’énergie sexuelle des humains, a trouvé en Lauren Lewis (Zoie Palmer) de quoi calmer sa faim. Ce médecin, vétéran d’Afghanistan, est une alliée, une partenaire sexuelle et finalement, la grande histoire d’amour de Bo. Au fil des quatre saisons de Lost Girl , le personnage a aussi gagné le coeur du public.

« La raison pour laquelle le public gay, bi, transgenre ou même hétéro a réagi à Bo et Lauren de cette manière est parce que nos auteurs ont dit : « C’est une relation qui compte. » Et elle compte. C’est pertinent, c’est vrai et c’est honnête, a déclaré Zoie Palmer au site AfterEllen. C’est pour cela que – peu importe la façon dont laquelle notre public s’identifie, au genre ou à la sexualité – Lauren et Bo parlent aux gens. »

Thomas (Plus belle la vie)

Thomas (Plus belle la vie)
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« Par Thomas, par son sourire et sa manière d’être, je veux montrer à ces gamins qu’en s’acceptant et en allant droit devant on peut y arriver et que ce n’est pas insurmontable. C’est compliqué d’être adolescent, mais encore plus si on est homosexuel », déclarait Laurent Kérusoré en 2012 au magazine Preview. Thomas de Plus belle la vie est une icône malgré lui, car il est l’arbre qui cache aucune forêt dans le paysage audiovisuel français. Il est l’unique personnage gay ayant eu le droit à réel développement ses dernières années. Et le seul a qui France 3 a permis de se marier et d’avoir une vie de famille. (Un mariage était prévu pour Juliette et Céline dans Famille d’accueil, mais tout a été annulé avec le départ forcé d’Emma Colberti.)

Betty McRae (Bomb Girls)

Betty McRae (Bomb Girls)
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Série historique canadienne, Bomb Girls traite de l’émancipation des femmes durant la Seconde Guerre mondiale. On suit alors le quotidien d’un groupe d’ouvrières dans une manufacture de bombes. Dans ce groupe de filles, il y a Betty, une jeune femme solidaire, indépendante, qui portait le pantalon et ne rêve que d’une chose : s’acheter une maison. Dans la société canadienne des années 40, elle ne met pas de mot sur son attirance pour les femmes et s’efforce de la cacher. Lorsqu’elle tombe amoureuse de Kate, fille d’un prédicateur violent, Betty n’a plus qu’une envie : la sauver et partager son rêve avec elle.

L’impacte du personnage sur le public est grand, comme l’avait souligné l’actrice Ali Liebert : « Je suis honoré par l’accueil que Betty et l’histoire de Betty et Kate ont reçu. Ce personnage, et son odyssée, est une histoire très importante à raconter et je suis ravie de son exposition internationale et de l’ampleur que cela prend. »

Bomb Girls a été annulée au bout de deux saisons. Mais en mars 2014, la chaîne a diffusé un téléfilm offrant une conclusion à l’histoire. Ayant toujours en tête de partager une maison avec Kate, Betty essuie les refus des banques parce que c’est une femme. Elle parvient néanmoins à acheter son rêve en gagnant des matchs de boxe. Betty McRae Can Do It !

Janet King (Janet King)

Janet King (Janet King)
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Le personnage de Janet King (Marta Dusseldorp) est apparu dans la série judiciaire Crownies, créée en 2011, avant de devenir l’héroïne d’une série, portant son nom. Diffusée en février 2014 sur ABC 1, soit deux mois après la réaffirmation de l’interdiction du mariage pour les couples de même sexe par la Haute cour australienne, Janet King est une série notable pour ses qualités dramaturgiques où l’on est invité à suivre sur huit épisodes une lourde affaire politico-judiciaire. Mais, ici, c’est évidemment son héroïne qui a toute notre attention. Janet King est une brillante procureure, reprenant son activité professionnelle après un congé maternité. Elle et sa compagne sont les mères de jumeaux, conçus par PMA. Voir un personnage lesbien porté une série appartenant à un genre des plus populaires (thriller judiciaire, sous-genre du policier) est une chose rare. Voire sans équivalent.

Walter « Walt » Reynolds (The Carrie Diaries)

Walter « Walt » Reynolds (The Carrie Diaries)
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Attention, cette slide comprend des spoilers sur la saison 2 de The Carrie Diaries
La préquelle de Sex and the city a été adaptée en série télévisée pour The CW. La jeune Carrie Bradshaw peut compter parmi ses proches sur Walt, un jeune homme qui, dans un premier temps, n’assume pas son homosexualité. C’est la rencontre avec Bennet Wilcox, collègue de l’héroïne au sein d’Interview Magazine, qui va lui permettre de se révéler. Au cours de la seconde saison, les deux garçons forment un couple. Mais une photo du duo parait dans le journal et révèle la sexualité de Walter à ses parents qui le mettent à la porte.
Le récit se déroulant dans les années 80, les problématiques liées à l’homosexualité sont traitées en prenant en compte le contexte socio-culturel qui, même trente ans plus tard, fait tristement écho avec l’actualité. Malgré une diffusion sur The CW, la série fait brièvement référence au Sida, à l’heure où l’épidémie n’en était qu’à ses balbutiements.

Leslie Shay (Chicago Fire)

Leslie Shay (Chicago Fire)
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Chicago Fire est un band of brothers du feu. La série, produite par le roi du procedural, Dick Wolf, allie des séquences d’action spectaculaires et d’intrigues liées au quotidien - parfois rocambolesque - de la caserne 51, au sein de laquelle on trouve Leslie Shay (Lauren German), l’ambulancière. Shay est un de ces personnages dont l’homosexualité est totalement normalisée. Pas de placard, ni de discrimination, dans cette série de Network (NBC). Néanmoins, on aimerait que ses histoires sentiments et personnelles (le retour-express de son ex, ses désirs d’enfants avec Severide...) soient plus captivantes.

Danny Mahealani (Teen Wolf)

Danny Mahealani (Teen Wolf)
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Attention, cette slide comprend des spoilers sur la saison 3 de Teen Wolf
Entre son imagerie, de jeunes éphèbes se retrouvent régulièrement dénudés, et son propos, Teen Wolf est une série assurément progressiste. Le personnage de Danny, certes secondaire, est ouvertement gai et n’en reste pas moins, au cours de la première saison, le meilleur ami du roi du lycée, l’archétype du sportif arrogant. L’orientation du jeune homme n’est un problème pour personne. Dans la high school, l’homophobie n’existe pas et l’homosexualité est banalisée.

Au cours de la saison 3, Danny va même avoir une relation avec un autre garçon, Ethan, un membre de l’alpha pack. L’évolution et les épreuves endurées en tant que couple sont les mêmes que pour les relations hétérosexuelles à l’écran. Un pied d’égalité surprenant que MTV, diffuseur, met également en scène dans sa série Faking it.

Amy Raudenfeld (Faking It)

Amy Raudenfeld (Faking It)
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En quête de popularité, Karma & Amy font semblant d’être lesbiennes afin d’attirer l’attention de leurs camarades. Controversée avant même sa diffusion sur MTV, Faking It a finalement fait sensation sur la toile durant huit semaines (22 avril-9 juin 2014). La défiance à l’égard du concept passée, le public et les critiques se sont laissés séduire par Karma & Amy. Car, évidemment, le mensonge complique les choses. Et Amy se découvre de nouveaux sentiments pour Karma.

Faking It dédramatise le coming-out, moque les codes de représentation et les étiquettes. A travers Amy (Rita Volk), la série parle de toute la communauté queer. Car Amy ne s’identifie pas (encore ?) comme lesbienne, mais comme « Karmasexuelle ». Et également de ce que représente le fait de tomber amoureux de sa meilleure amie. Le showrunner Carter Covington compare Amy & Karma à Ross & Rachel. Peut-être finiront-elles par davantage ressembler à Dawson & Joey ?

La présence active des fans (groupe autoproclamé « Karmy Army ») sur les réseaux sociaux a d’une certaine manière assuré son renouvellement pour une seconde saison.

- Faking It renouvelée pour une saison 2 et diffusée en France à la rentrée




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